Swiss Life France poursuit sa dynamique de rentabilité
Swiss Life France confirme sa dynamique en 2013, à l’instar de l’ensemble du groupe d’assurance helvétique. La filiale a annoncé hier une amélioration de 18% de son résultat opérationnel, à 157 millions d’euros, «dans un environnement juridique, fiscal et réglementaire instable», explique-t-elle.
«L’augmentation du coût du travail et la pression fiscale, laquelle nous a coûté plus de 10 millions d’euros, ont été compensées par la hausse de notre marge technique et la maîtrise des frais généraux», indique son président Charles Relecom. Les ratios combinés se sont améliorés de 1,6 point de pourcentage en prévoyance santé (à 98%) et de 1,4 point en dommages (à 102,7%).
En assurance vie, Swiss Life France continue de faire mieux que le marché. Le montant de ses primes progresse de 15% (à 2,22 milliards d’euros) et tire l’ensemble de la filiale (dont le chiffre d’affaires progresse de 8% à 3,8 milliards).
La recherche de rentabilité a conduit l’assureur à privilégier les contrats en unités de compte (UC). La collecte nette atteint 720 millions d’euros, dont 617 millions en UC. Leur part progresse de 7 points dans le chiffre d’affaires, à 35%, et de 4 points dans les encours, à 27%. Autre élément de rentabilité, Swiss Life France met l’accent sur la clientèle haut de gamme, plus fidèle et pourvoyeuse d’encours.
En santé prévoyance, le chiffre d’affaires reste stable grâce à la hausse des tarifs. Car l’activité commerciale est dans l’expectative, le décret d’application de l’Accord national interprofessionel n’étant pas paru. L’Ani conduit Swiss Life France à réorienter sa priorité vers les contrats collectifs (entreprise), mais la filiale ne peut commercialiser de contrats réellement compatibles.
La gestion d’actifs enregistre une collecte nette de 2,9 milliards d’euros, portant ses encours à 11,5 milliards. La banque privée a vu ses actifs sous gestion progresser de 26%, pour atteindre 4,1 milliards d’euros; une augmentation portée par l’acquisition des 75% du capital de Prigest que Swiss Life France ne possédait pas. La collecte nette a doublé par rapport à 2012, à 244 millions.
Charles Relecom est ouvert aux acquisitions, «essentiellement en assurance vie si le business model privilégie la clientèle haut de gamme, et en banque privée afin d’acquérir une taille critique». La banque privée s’est fixé un objectif de 10 milliards pour 2017.
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