Sixième défaite électorale en sept scrutins pour le parti d’Angela Merkel
Les rendez-vous électoraux se suivent et se ressemblent pour la chancelière allemande Angela Merkel. Lors d'élections régionales organisées dimanche dans le Land de Berlin, son parti a subi un nouveau revers. Le sixième en sept échéances électorales depuis le debut de l’année. Selon un sondage de sortie des urnes réalisé par la chaîne ARD, les sociaux-démocrates du SPD remportent le scrutin avec 29,5% des voix. Le maire de Berlin Klaus Wowereit se voit ainsi reconduit pour un troisième mandat et devrait, selon toute vraisemblance, former une alliance avec les Verts (18% des suffrages) qui réalisent une performance historique dans la ville-Etat. Le Parti de gauche (Die Linke) a recueilli 11,5% des voix contre 13,4% en 2006.
Les chrétiens-démocrates de la CDU peuvent se consoler avec un score plus élevé que lors du scrutin de 2006 (23,5% des voix contre 21,3% il y a cinq ans). Mais le bilan de cette année électorale foisonnante est désastreux : la CDU a notamment perdu le Bade-Wurtemberg, qu’elle pilotait depuis des décennies, mais aussi la ville-Etat de Hambourg. L'échec le plus cinglant revient aux libéraux du FDP, associés à la CDU dans le gouvernement de coalition, qui ne récoltent que 2% des voix contre 7,6% en 2006. Il s’agit du cinquième scrutin cette année où le FDP ne franchit pas la barre des 5%, seuil nécessaire pour siéger à l’assemblée régionale. Ce plongeon «spectaculaire» montre que «le populisme euro-sceptique n’a pas sa place» dans le paysage politique, a estimé sur la chaîne ZDF Cem Oezdemir, co-responsable des Verts.
Cet échec survient alors que les libéraux ont considérablement durci leur position vis-à-vis de d’Athènes. Le ministre de l’Economie Philipp Rösler a ainsi été l’un des premiers à évoquer le scénario d’un défaut de la Grèce, estimant qu’il ne devait plus y avoir de tabou en la matière. Le FDP se retrouve également fragilisé par l’impopularité croissante de Guido Westerwelle, ministre des Affaires étrangères. La surprise est en revanche venue du Parti pirate, qui a pris pour modèle la formation créée en Suède il y a cinq ans. Avec pour mot d’ordre la défense des droits des internautes, il décroche près de 9% des suffrages et fera son entrée au Parlement régional.
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