RBS renonce à deux de ses objectifs pour 2013
Anticipant un quatrième trimestre difficile, Royal Bank of Scotland (RBS) a abandonné vendredi deux de ses objectifs 2013 après avoir fait état d’un bénéfice au troisième trimestre grâce à un effet comptable venu compenser la chute de ses activités de marché.
RBS a passé une dépréciation supplémentaire de 142 millions de livres sur ses obligations d’Etat grecques après les 733 millions déjà enregistrés dans les comptes du deuxième trimestre, ce qui correspond à une valorisation de la dette grecque à 37% du pair.
La banque détenue à 83% par l’Etat britannique a de plus massivement réduit son exposition à la dette italienne, comme BNP Paribas et ING, en se délestant de 2,5 milliards de livres de titres souverains. Elle n’en détient plus que 294 millions. Depuis le début l’année, son exposition aux emprunts GIIPS a été ramenée à 772 millions de livres contre 4 milliards fin 2010.
Les activités de la banque sur les marchés de taux, change et matières premières ont encore souffert dans un environnement de marché difficile. Les revenus sont en recul de 58% par rapport à fin juin. En conséquence, la BFI affiche un résultat opérationnel à peine dans le vert, à 112 millions. «Nous nous attendons à ce que ces conditions difficiles continuent au quatrième trimestre», prévient le directeur général de RBS, Stephen Hester. De nouvelles suppressions de postes auront donc lieu dans cette division, en plus des 2.000 déjà annoncées en août.
Les dépréciations pour créances douteuses ont en revanche reculé de 32% au cours du trimestre, à 1,54 milliard de livres, celles passées en Irlande ayant été moitié moins élevées qu’au deuxième trimestre.
Ces éléments auraient conduit la banque à essuyer une nouvelle perte au troisième trimestre si elle n’avait pas bénéficié d’un ajustement de la valorisation de sa dette à hauteur de 2,36 milliards de livres. Grâce à cet effet comptable, RBS affiche un bénéfice net part du groupe de 1,2 milliard.
Ces résultats «illustrent les pressions extérieures auxquelles les banques font face, et les économies plus largement, qui rendent la route vers la reprise plus longue et plus accidentée que ce que nous avions espéré», souligne Stephen Hester. Les objectifs d’un rendement des capitaux propres supérieur à 15% et d’un ratio coût/revenus inférieur à 50% ne devraient donc pas être atteints en 2013 comme initialement prévu. Ces ratios s’élevaient respectivement à 12% et 59% à fin septembre.
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