RBS poursuit la cession de portefeuilles de créances immobilières
Royal Bank of Scotland (RBS) n’en a pas fini avec le délestage de ses actifs non stratégiques. Le groupe bancaire, détenu à 84% par l’Etat britannique, s’apprête à céder un vaste ensemble de portefeuilles de dette immobilière en Allemagne et aux Etats-Unis. Une information rapportée hier par le Financial Times et que l'établissement a confirmée à l’Agefi, précisant que le processus n’en était qu'à ses débuts. Cette vague de cessions pourrait atteindre plusieurs milliards de livres.
Elle fait suite à d’autres opérations du même type conduites récemment en Europe. L’an dernier, RBS a vendu pour un milliard de livres de créances immobilières en Espagne, dont un portefeuille à la banque d’investissement Perella Weinberg. Le groupe a également transféré près d’un milliard de livres de prêts au Royaume-Uni à des acquéreurs incluant Axa Real Estate. La filiale de l’assureur français a finalisé un second tour de table pour son fonds obligataire paneuropéen, portant les capitaux investis à 530 millions d’euros.
Une fenêtre d’opportunité sur le marché britannique que RBS s’apprête à maintenir ouverte. La banque cherche en effet un partenaire pour un portefeuille de créances estimé à 1,6 milliard de livres dans le cadre d’un montage baptisé «Project Isobel». Des fonds de private equity, qui comprendraient Starwood, Apollo, Blackstone et Lone Star, devraient être pré-sélectionnés cette semaine. Le partenaire serait impliqué à hauteur de la moitié du portefeuille et aurait pour tâche de le gérer, tandis que la participation de RBS pourrait être proposée à d’autres investisseurs institutionnels. Lazard a été mandatée en tant que banque conseil pour cette opération.
Sur la voie de la restructuration, RBS a déjà fait part de sa volonté de se recentrer sur les fondamentaux du métier. Dans ce contexte, outre les portefeuilles de dette immobilière, de prochaines cessions d’actifs pourraient inclure son activité de leasing d’avions «RBS Aviation Capital» ou encore ses prêts de financement de projets. La banque pense avoir déjà accompli une bonne part du chemin, estimant avoir réduit ses actifs au sein des divisions non stratégiques à plus de 100 milliards de livres contre 258 milliards à l’origine.
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