RBS ajoute une ligne à sa facture juridique
Le régulateur bancaire britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), doit prononcer publiquement aujourd’hui une pénalité financière d’environ 15 millions de livres à l’encontre de Royal Bank of Scotland (RBS), a rapporté hier soir la presse britannique. La banque d’Edimbourg est ainsi sanctionnée pour avoir délivré des conseils inadéquats à ses clients sur des prêts hypothécaires souscrits après la nationalisation de l'établissement en 2008.
La chaîne de télévision Sky News citait hier soir des sources proches de RBS d’après lesquelles les faits incriminés «appartiennent à l’histoire». Selon elles, le directeur général de la banque, Ross McEwan, a déjà pris des mesures importantes pour améliorer la formation des collaborateurs et les conseils donnés aux clients. Néanmoins, cette sanction est une nouvelle épreuve pour le management qui a reconnu le mois dernier que «les problèmes hérités du passé allaient continuer à affecter les bénéfices à venir».
Elle vient s’ajouter à une liste judiciaire et réglementaire déjà longue. RBS a écopé d’une amende de 390 millions de livres pour son rôle joué dans le scandale du Libor, a provisionné plusieurs milliards de livres pour couvrir les coûts des affaires de l’assurance emprunteur (PPI) et des swaps de taux d’intérêt et a dû transiger au Royaume-Uni et aux Etats-Unis pour des manquements dans son dispositif de lutte contre le blanchiment.
D’autres développements devraient encore suivre dans les prochains mois. Un accord est ainsi attendu avec la FCA sur les perturbations des systèmes d’information observées en 2012. Mais c’est surtout le dossier de la manipulation présumée du marché des changes qui retiendra l’attention d’ici à la fin de l’année. RBS est citée dans cette affaire au même titre que plusieurs autres grandes banques internationales (Citigroup, Deutsche Bank, Barclays, UBS et HSBC notamment).
Un dossier qui suit son cours. Selon plusieurs sources relayées par le Wall Street Journal, l’autorité britannique de la concurrence (Competition and Markets Authority, CMA) vient de partager les principaux enseignements de ses investigations avec la FCA. Le signe que l’affaire pourrait encore prendre de l’ampleur, alors que la CMA a le pouvoir d’imposer des sanctions conséquentes.
Plus d'articles du même thème
-
Le dollar accompagne la hausse du pétrole
Le billet vert peut régulièrement se recorréler au cours du pétrole, cette fois-ci davantage en lien avec les pressions inflationnistes aux Etats-Unis que pour son rôle de valeur refuge. Mais cette "recorrélation" avec le cycle monétaire n’est par définition pas forcément durable. Surtout si les autres banques centrales remontent aussi leurs taux. -
Le collège de l'AMF requiert une lourde sanction contre Auris Gestion et ses deux dirigeants
L’organe de poursuite a sollicité une amende d'un million contre la société de gestion, assortie d’un avertissement, et de 500.000 en cumulés contre deux de ses dirigeants. -
Les fonds d’actions américaines renouent avec la décollecte
Après un rebond lors de la semaine précédente, les stratégies axées sur les actions américaines replongent avec 21,1 milliards de dollars de sorties nettes, d’après le Flow Show de Bank of America.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Crise des carburants : d'où vient le gazole que consomment les Français ?
Une éventuelle décision de Donald Trump de stopper les exportations américaines de pétrole raffiné fait craindre à la France, qui importe la moitié de son diesel, une flambée des prix qui pourrait atteindre 3,90 euros le litre -
Mystification« Le pacifisme dévoyé de Jean-Luc Mélenchon fait le jeu de Vladimir Poutine »
Sous couvert de prévenir toute escalade, le leader insoumis « s'accommoderait parfaitement d’une annexion de l’Ukraine et se place du côté de l’agresseur russe », analyse Philippe Marlière, politiste à l’Université de Londres et spécialiste des gauches -
Laïcité, GPA, fin de vie… Le discours offensif de Léon XIV face à Emmanuel Macron
Reçu à l'Elysée peu après son arrivée à Paris, vendredi matin, le pape a insisté dans sa première intervention sur plusieurs sujets clivants du débat public français.