RBS a bénéficié d’un net reflux des provisions au premier trimestre
Enfin un motif de satisfaction pour RBS. L’établissement basé à Edimbourg, encore détenu à 80% par le gouvernement britannique, a publié vendredi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Un développement positif qui s’est traduit par une hausse de 8,2% de l’action. La banque a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard de livres sur les trois premiers mois de l’année, soit 200 millions de livres de plus que le consensus établi par la banque.
Si la cession du solde de la participation dans l’assureur Direct Line a contribué à ce bon résultat, RBS a surtout bénéficié d’une baisse de 65% sur un an des provisions, à 362 millions de livres. La situation s’est nettement améliorée dans la filiale irlandaise, Ulster Bank, qui a dégagé son premier bénéfice opérationnel trimestriel depuis 2009. Les revenus ont toutefois reculé de 2%, à 5,05 milliards de livres, reflet de la cure d’amaigrissement menée dans la banque d’investissement. Composante du produit net bancaire, la marge d’intermédiation a augmenté de 4 points de base au premier trimestre pour s’établir à 2,12%. Pour le reste de l’exercice, la banque s’attend à ce qu’elle ressorte en «modeste hausse».
«Nous avons encore beaucoup de travail à accomplir et de nombreuses questions du passé à régler», a reconnu Ross McEwan, directeur général de RBS depuis octobre dernier. «Les coûts de restructuration (129 millions de livres à fin mars, ndlr) devraient être nettement plus élevés pour le reste de l’exercice que le taux induit par le premier trimestre», a-t-il indiqué. Ross McEwan a dévoilé lors de son arrivée à la tête de l’établissement un ambitieux plan de réorganisation.
Ces bons résultats font écho à ceux publiés par Lloyds Banking Group mercredi dernier, avec un bénéfice net en croissance de 22%. Mais si Lloyds a considérablement réduit ses liens avec la sphère publique, il n’en est pas de même pour RBS. Son principal actionnaire lui a interdit de solliciter un plafonnement des bonus à 200% du salaire fixe. «Nous n’allons pas prétendre que cette situation est idéale», a déclaré Ross McEwan, selon lequel elle affecte un «petit nombre» d’employés. «Nous devrons faire quelques ajustements à l’intention de ces collaborateurs afin de les conserver», a-t-il prévenu.
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