Paris Orléans défend son rang dans le conseil financier
Dans un environnement chahuté et incertain, Paris Orléans a consolidé ses positions lors de son exercice décalé 2012/2013 (clos fin mars). La holding de tête du groupe Rothschild a légèrement fait croître ses revenus pour les porter à 1,13 milliard d’euros (+1% sur un an). C’est l’activité de conseil financier, où les revenus ont atteint 741 millions d’euros (+4%), qui a été la plus dynamique.
«Nous avons surperformé le marché européen, avec notamment un très bon exercice au Royame-Uni», se félicite Olivier Pécoux, directeur général de Paris Orléans. Les revenus du conseil en fusions et acquisitions (+6% à 523 millions d’euros) ont permis de compenser la quasi-stabilité du conseil en financement (218 millions d’euros).
Dans le pôle banque privée et gestion d’actifs, l’exercice a été plus difficile. Les revenus ont légèrement décliné à 281 millions d’euros (contre 284 millions en 2011/2012) et la profitabilité s’est dégradée. «L’activité a été pénalisée par la volatilité des marchés et un report vers des actifs moins risqués et donc à moins forte marge. Nous avons continué d’investir très fortement dans l’informatique, ce qui nous permettra, entre autres atouts, de nous différencier de la concurrence», avance Olivier Pécoux.
Quant à l’activité de capital investissement, les revenus ressortent également quasi-stables, à 69 millions d’euros. Paris Orléans vient de réaliser en mai dernier un premier closing, à 235 millions d’euros d’engagements, de son fonds Five Arrows Credit Solutions, centré sur le marché européen de la dette à haut rendement.
Le résultat d’exploitation de Paris Orléans s’inscrit à 165 millions d’euros, soit un million de moins que lors de l’exercice précédent. Le groupe vise une réduction des coûts liés aux fonctions support de 20 millions d’euros par an. L’effet devrait commencer à se faire sentir sur l’exercice en cours, puis plus fortement encore, sur l’exercice 2014/2015. Au bout du compte, le résultat net part du groupe s'élève à 62 millions d’euros (+16%), compte tenu de deux ajustements comptables.
Un an après la réorganisation du groupe Rothschild, avec à la clé une augmentation du flottant de Paris Orléans, l’un des chantiers vise à redynamiser le titre en Bourse. L’action s'établit aujourd’hui autour de 18,4 euros contre un peu plus de 17 euros lors de la réorganisation. «Le volume quotidien a doublé depuis six mois mais il n’est pas encore au niveau que l’on souhaite», reconnaît Olivier Pécoux. Un travail de longue haleine.
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