Paris et Berlin à fronts renversés sur la résolution

La France ne veut pas financer les yeux fermés les coûts de résolution des petites banques allemandes
Florence Autret, à Bruxelles

Le compromis trouvé fin décembre entre Etats sur la résolution bancaire n’en finit pas de faire des vagues. Pendant la crise de l’euro, Berlin ne s’est pas privé de rappeler qu’elle ne comptait pas faire financer par le contribuable allemand les déficits de ses voisins du Sud. Mais dans le débat sur la résolution bancaire, les rôles se trouvent inversés. C’est au tour de la France de rappeler qu’elle n’a pas l’intention de financer les coûts de résolution des caisses d’épargne allemandes sans avoir son mot à dire sur leur avenir.

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