Le profit net de Morgan Stanley a chuté de plus de 30% au quatrième trimestre
Le bénéfice net de Morgan Stanley a chuté au quatrième trimestre, pénalisé par une charge exceptionnelle de 535 millions de dollars qui a annulé les gains dus à un rebond de l’activité de banque d’investissement.
Le groupe, comme les autres grandes banques américaines, paie une cotisation spéciale au fonds de garantie des dépôts, pour reconstituer un fonds qui a été vidé de près de 16 milliards de dollars en mars 2023 après l’effondrement de plusieurs banques américaines de taille moyenne.
A ce titre, Morgan Stanley a réglé 286 millions de dollars en frais d'évaluation spéciale à l’organisme de réglementation et 249 millions de dollars en frais juridiques.
Son profit net s’est ainsi replié de 32%, à 1,52 milliard de dollars, sur les trois derniers mois de l’année. Sur l’ensemble de l’exercice, il a reculé de 17,7%, à 9,09 milliards.
Sanction boursière
Les revenus nets de l’entreprise ont en revanche dépassé les attentes au quatrième trimestre. En hausse de 1,1%, ils sont ressortis à 12,9 milliards de dollars, contre 12,75 milliards anticipés selon les données LSEG rapportées par Reuters.
Sur la même période, les revenus de l’activité de banque d’investissement ont progressé de 5,3%, à 1,32 milliard de dollars, et ceux de gestion de fortune sont restés globalement stables, à 6,65 milliards.
«Nous entamons l’année 2024 avec une stratégie commerciale claire et cohérente et une équipe de direction unifiée. Nous nous concentrons sur la réalisation de nos objectifs financiers à long terme et sur la poursuite du retour aux actionnaires», a déclaré le directeur général, Ted Pick, cité dans un communiqué.
Mardi, l’action Morgan Stanley chutait de plus de 3% en début de séance à la Bourse de New York. De son côté, le titre Goldman Sachs gagnait 1,3%, à 382 dollars, alors que la banque a également publié ses résultats, marqués par un profit net en hausse de 51% au titre du quatrième trimestre 2023.
(Avec Reuters)
A lire aussi : Citi taille dans ses effectifs pour augmenter sa rentabilité
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
Les deux banques sont entrées en négociations exclusives pour céder Uptevia à Euroclear. Elles avaient mis en commun leurs activités dans cette coentreprise en 2023. -
UniCredit est aux portes des 50% chez Commerzbank
Le groupe italien a désormais obtenu 17,6% de sa cible allemande via son offre publique. Il devrait être en mesure d’en prendre le contrôle mais pas encore de mettre en œuvre une fusion complète. -
Les dettes AT1 pourraient devenir un sujet de compétitivité pour les banques
La Banque des règlements internationaux a exposé ses propositions pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1). L’institution donne l’impression de vouloir imposer aux banques européennes de nouvelles règles complexes, pas toujours adaptées.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
- L’éthique algorithmique s’imposera bientôt au secteur financier
Contenu de nos partenaires
-
Patate chaudeDépendance : le privé veut mobiliser le patrimoine des seniors
En mal de perspectives, les Ehpad commerciaux et autres acteurs privés pressent les candidats à l'élection présidentielle de s'emparer de ce sujet brûlant -
BrûlantForêts en danger : des députés s'unissent pour imposer une révolution sylvicole
Face à une mortalité forestière doublée en dix ans et des incendies meurtriers, une coalition transpartisane pousse un texte pour révolutionner la gestion sylvicole et renforcer l’Office national des forêts. Le ministère de l'Environnement s'active de son côté -
À bout de souffleLe vote du 9 juillet peut-il enfin sortir le PS de la crise ?
Sauf surprise, les militants socialistes devraient rejeter la primaire à 2 euros défendue par Olivier Faure. Ses opposants redoutent déjà une contestation du résultat qui mettrait le parti « en danger de mort »