L’UFC-Que Choisir entend peser dans le débat politique sur les banques
L’«agenda du changement» dévoilé le 4 avril par François Hollande pendant la campagne des élections présidentielles est une aubaine pour l’UFC-Que Choisir. Sur les sujets bancaires, le futur président prônait notamment de faire voter, lors d’une session extraordinaire du Parlement du 3 juillet au 2 août, une loi d’assainissement des activités bancaires. Celle-ci viserait entre autres à encadrer les pratiques des établissements. Elle est en outre appuyée par la consultation en cours de la Commission européenne sur les comptes bancaires.
Dans cette perspective, l’association de consommateurs – qui précise avoir déjà abordé lors d’une rencontre avec les services du ministère de l’Economie «les réformes qui [lui] paraissent les plus urgentes» – a fait connaître hier ses revendications concernant les tarifs bancaires.
Affirmant, dans une étude rendue publique hier, que toutes les banques n’avaient pas encore appliqué l’intégralité de leurs engagements en vigueur pourtant depuis un an, l’UFC réclame l’inscription de plusieurs mesures dans la future loi. En dehors de l’amélioration de la lisibilité des tarifs, l’association insiste sur la mobilité bancaire et la bonne diffusion des offres destinées aux plus fragiles.
Constatant que changer de banque reste pour beaucoup de clients une gageure, elle a présenté un comparateur des tarifs bancaires en ligne. Lié à aucun établissement, sans utilisation commerciale des données, et reposant sur les chiffres de 126 banques et les bases de données de l’association, l’outil entend améliorer la transparence du marché. Personnalisable, il doit permettre de «sortir les clients de la captivité dans laquelle ils demeurent, à cause du flou qui persiste sur la question des frais, sans pour autant les rendre volatils», explique Alain Bazot, président de l’UFC. L’association estime que le comparateur lui permettra du même coup de lutter contre les abus dans les forfaits de services bancaires.
Concernant les offres destinées à la clientèle fragile, l’UFC dénonce le flou entretenu par les banques sur le public visé. Reconnaissant l’absence de critères précis définissant cette population, Alain Bazot estime qu’«il faudrait une intervention législative sur le sujet». Le président demande également la mise en place de statistiques indépendantes, et par réseau bancaire sur le droit au compte, et sur le nombre d’offres «GPA» (gamme des moyens de paiement alternatifs).
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