Londres pourrait perdre sa mise dans les banques nationalisées
Les contribuables britanniques pourraient bien perdre définitivement les milliards injectés dans Lloyds Banking Group et RBS il y a quatre ans. «Il semble inévitable que cette nationalisation temporaire se prolonge encore quelque temps si l’extraction de valeur de cet investissement demeure l’objectif le plus important pour le gouvernement» peut-on lire dans un rapport publié en fin de semaine dernière par le Public Accounts Committee, une puissante commission chargée de superviser les dépenses du parlement.
«Les 66 milliards de livres dépensés en numéraire dans l’achat des actions de RBS et LBG pourraient ne jamais être récupérés». Jugée comme pure spéculation par un représentant du Trésor, cette sinistre conclusion vient pourtant appuyer les déclarations récentes du directeur général du UKFI, l’organisme chargé de gérer l’argent du contribuable dans RBS et Lloyds Banking Group (LBG), indiquant qu’une vente des actions de ces banques n’était pas imminente.
Le rapport parlementaire, qui se concentre plus spécifiquement sur Northern Rock, admet que la cession de cette banque n’est pas directement comparable à celle de RBS et de LBG. Néanmoins un certain nombre «de leçons peuvent en être tirées». Si la commission reconnaît une bonne gestion du processus de vente de Northern Rock au consortium formé par Virgin Money et le financier américain Wilbur Ross, elle met en cause les limites du Trésor, accusé de manquer de compétences pour comprendre la banque et d’avoir mis trop de temps à la nationaliser. Le faible nombre de candidats (deux au total) à la reprise de Northern Rock «ne nous permet pas d’espérer que le contribuable fera un profit sur la vente de RBS ou de Lloyds», estime le rapport qui chiffre provisoirement à 2 milliards de livres le coût du sauvetage de cette banque pour le contribuable.
De manière générale, le Trésor est accusé d’avoir pris «part à une faillite collective monumentale» en raison de son incapacité à «comprendre comment le boom avant la crise pouvait amener à une crise bancaire».
Afin d’éviter la répétition de ce scenario, la commission parlementaire a suggéré à l’institution de s’entourer et de retenir désormais un pool d’experts capables de comprendre et de gérer les risques.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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