Londres pourrait perdre sa mise dans les banques nationalisées
Les contribuables britanniques pourraient bien perdre définitivement les milliards injectés dans Lloyds Banking Group et RBS il y a quatre ans. «Il semble inévitable que cette nationalisation temporaire se prolonge encore quelque temps si l’extraction de valeur de cet investissement demeure l’objectif le plus important pour le gouvernement» peut-on lire dans un rapport publié en fin de semaine dernière par le Public Accounts Committee, une puissante commission chargée de superviser les dépenses du parlement.
«Les 66 milliards de livres dépensés en numéraire dans l’achat des actions de RBS et LBG pourraient ne jamais être récupérés». Jugée comme pure spéculation par un représentant du Trésor, cette sinistre conclusion vient pourtant appuyer les déclarations récentes du directeur général du UKFI, l’organisme chargé de gérer l’argent du contribuable dans RBS et Lloyds Banking Group (LBG), indiquant qu’une vente des actions de ces banques n’était pas imminente.
Le rapport parlementaire, qui se concentre plus spécifiquement sur Northern Rock, admet que la cession de cette banque n’est pas directement comparable à celle de RBS et de LBG. Néanmoins un certain nombre «de leçons peuvent en être tirées». Si la commission reconnaît une bonne gestion du processus de vente de Northern Rock au consortium formé par Virgin Money et le financier américain Wilbur Ross, elle met en cause les limites du Trésor, accusé de manquer de compétences pour comprendre la banque et d’avoir mis trop de temps à la nationaliser. Le faible nombre de candidats (deux au total) à la reprise de Northern Rock «ne nous permet pas d’espérer que le contribuable fera un profit sur la vente de RBS ou de Lloyds», estime le rapport qui chiffre provisoirement à 2 milliards de livres le coût du sauvetage de cette banque pour le contribuable.
De manière générale, le Trésor est accusé d’avoir pris «part à une faillite collective monumentale» en raison de son incapacité à «comprendre comment le boom avant la crise pouvait amener à une crise bancaire».
Afin d’éviter la répétition de ce scenario, la commission parlementaire a suggéré à l’institution de s’entourer et de retenir désormais un pool d’experts capables de comprendre et de gérer les risques.
Plus d'articles du même thème
-
Generali France développe sa gamme d'UC dans les infrastructures
Plus de six ans après le lancement de GF Infrastructures Durables, l'assureur structure GF Energy Infrastructure Fund, un fonds d'infrastructure accessible en assurance-vie et au PER en partenariat avec Sosteneo, un gérant détenu par Generali Investments. -
SCPI : les faits marquants du mois de Juin 2026
Chaque mois, la rédaction de L’Agefi Patrimoine vous propose un condensé des nouvelles des SCPI : acquisitions, cessions, liquidités, nominations… -
Les mines d’or digèrent leur encombrant passé
Les actions des minières aurifères ont nettement progressé mais elles restent en retard par rapport au parcours de l’once d’or et ne prennent pas en compte la transformation du secteur dans leur valorisation. Il faudra encore un peu de temps pour que les investisseurs en tiennent compte.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
ExplosifAccidents du travail : les partenaires sociaux planchent sur 800 millions d'euros d'économies
Le gouvernement a mis sur la table une baisse de l'indemnisation des accidents du travail et une imposition complète de ces indemnités journalières, jusqu'ici exonérées à 50 % -
« Les morts, vous les avez sur la conscience » : violente passe d'armes entre Cyrielle Chatelain et Sébastien Lecornu à l'Assemblée
Le feuilleton de la motion de censure a connu une brutale accélération mardi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. La séance de questions au gouvernement a été animée par un affrontement entre Sébastien Lecornu et Cyrielle Chatelain. La présidente des députés écologistes a reproché au chef du gouvernement de ne pas avoir anticipé la canicule historique traversée par la France fin juin. « Les morts, vous les avez sur la conscience, la politique que vous menez est une politique inégalitaire ! », a-t-elle expliqué. -
Charme rompuLa France, cible moins prisée des acheteurs étrangers
Les entreprises française rachètent plus à l'étranger qu'elles ne sont rachetées