L’offensive des banques sur la téléphonie mobile s’intensifie
BNP Paribas vend désormais des téléphones portables. La banque et Orange ont lancé hier leur offre bancaire mobile en France, confirmant l’offensive des établissements bancaires sur le marché du téléphone mobile. BNP Paribas commercialisera l’offre mobile et Orange assurera l’aspect contractuel. La banque proposera un smartphone, un forfait et des applications bancaires (mobile banking) et de paiement. Elle se dit confiante pour séduire «plusieurs centaines de milliers de clients d’ici à 2015». A titre de comparaison, le précurseur CM-CIC a dépassé récemment le million de clients pour les téléphones et forfaits qu’il vend depuis 2006, selon un porte-parole de la banque.
BNP Paribas est l’une des rares banques à commercialiser directement des téléphones mais n’est toutefois pas la seule à offrir des services de mobile banking. La plupart des établissements ont développé des applications pour consulter son compte et réaliser des opérations via un téléphone. Si certains proposent une application unique, BNP Paribas en offre douze différentes et la Banque Postale en a développé six, notamment pour la gestion des dépenses.
C’est donc davantage sur le front du paiement que la bataille fait rage. BNP Paribas fournit deux solutions: le transfert d’argent vers des particuliers et le paiement sans contact grâce à la technologie NFC qui permet de payer avec son téléphone chez les commerçants, encore rares pour l’instant à être équipés à cet effet. «Nous sommes convaincus que dans les trois à cinq années qui viennent, cela va devenir un moyen de paiement important», estime François Villeroy de Galhau, directeur des réseaux BNP Paribas en France. Le CM-CIC propose aussi le paiement sans contact et de nombreux projets sont en gestation dans les autres groupes bancaires.
L’autre solution permet de transférer gratuitement de l’argent à des personnes, clientes ou non de la banque, avec une application dédiée. Mais à la différence de ses concurrents Kwixo du Crédit Agricole et Pay2You du Crédit Mutuel Arkéa, elle est réservée aux clients de BNP Paribas, alors que les deux mutualistes offrent ce service à tous les détenteurs d’un compte bancaire français. Lancé en juin, Kwixo compte déjà 120.000 inscrits et en vise 4 à 5 millions dans cinq ans. Sa solution permet également de régler des achats sur internet. Une possibilité supplémentaire que lancera Pay2You en janvier.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Sécurité européenne : les dirigeants européens rejettent le projet d’accord de Trump avec Moscou
Donald Trump promet la conclusion d’un vaste accord avec la Russie qui pourrait concerner « toute l’Europe ». À quelques jours de la reprise des pourparlers sur l’Ukraine à Abou Dhabi, les Européens préviennent que la sécurité du continent ne se négociera pas sans eux -
Introduction en Bourse d’Anthropic : le krach des valeurs de l’IA fait fondre la valorisation espérée
Après la chute historique du Nasdaq jeudi, les investisseurs intéressés par l’introduction en Bourse du créateur de Claude n’évoquent plus qu’une valorisation comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de dollars, très loin des 2 000 milliards encore envisagés début octobre -
Etats-Unis : Pete Hegseth dans l’œil du cyclone après la déroute républicaine aux midterms
Artisan de la guerre en Iran, qui a lourdement pesé dans la déroute républicaine aux élections de mi-mandat, Pete Hegseth pourrait faire l’objet d’un vote de mise en accusation dès la semaine prochaine. Donald Trump assure vouloir conserver son chef du Pentagone, mais s’interrogerait en coulisses sur l’opportunité de le remplacer