Lloyds Banking Group engage sa transformation numérique
Après avoir mené à bien son programme de restructuration 2011-2014, Lloyds Banking Group (LBG) passe à la vitesse supérieure. Hier, la banque britannique, qui emploie près de 85.000 salariés, a confirmé la perte de 9.000 emplois d’ici à 2017, lesquels s’ajoutent aux 13.500 emplois éliminés au cours des trois dernières années. Encore détenu à hauteur de 25% par l’état, LBG a également annoncé la fermeture de 150 agences, soit 6,7% de son réseau de 2.253 points de vente.
«En fermant moins d’agences que nos concurrents, nous souhaitons minimiser la perte de clients et continuer à faire valoir notre intérêt pour la communauté, a indiqué Antonio Horta-Osorio, directeur général, lors d’un point presse hier à Londres. Nous avons également vendu nos agences TSB, qui représentaient 20% de l’ensemble de notre réseau d’agences».
Cette initiative devrait permettre d’économiser 1 milliard de livres au cours des trois prochaines années et d’investir dans une stratégie numérique, destinée à assurer un meilleur service client : «cet investissement permettra de réduire le temps de signature d’un nouveau client commercial de 6 à 1 semaine ou encore celui de prêts immobiliers de 25 jours à une semaine», a commenté Antonio Horta-Osorio. Le groupe entend également accroître ses parts de marchés dans les cartes de crédit, le financement automobile ou encore l’assurance et les prêts aux entreprises, secteurs dans lesquels il estime ne pas avoir atteint tout son potentiel.
D’ici à 2017, LBG espère aussi dégager un coefficient d’exploitation de 45% comparé à 49,7% aujourd’hui, ce qui le placerait, en cas de succès, parmi les banques européennes les plus efficaces, selon Deutsche Bank. Ce nouveau plan stratégique a été cependant assombri par l’annonce d’un provisionnement de 900 millions de livres supplémentaires au troisième trimestre pour faire face aux coûts des litiges sur les assurances-emprunteurs (PPI), ce qui porte à 11,3 milliards de livres le montant total mis de côté par la banque dans ce dossier.
Un nouveau coup dur pour LBG qui a passé de justesse l’épreuve des stress tests de la BCE. George Culmer, directeur financier du groupe, s’est dit cependant confiant sur l’éventualité de réussir les stress tests imposés par la PRA, le superviseur britannique, et publiés le 16 décembre prochain. Le dirigeant a également confirmé que la banque espérait toujours pouvoir verser un dividende au titre de l’exercice financier 2014, après discussions avec la BoE.
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