L’Etat britannique descend encore d’une marche dans le capital de Lloyds
Londres poursuit son désengagement à pas comptés du capital de Lloyds Banking Group. U.K Financial Investments (Ukfi), l'établissement public chargé de gérer les participations de l’Etat dans le secteur bancaire, a fait part hier de la cession à des investisseurs institutionnels de 7,5% du capital de la banque.
Cette tranche de 5,35 milliards de titres, valorisée à 4,2 milliards de livres selon le dernier cours de clôture, est vendue dans le cadre d’une procédure de construction accélérée d’un livre d’ordres, pilotée par Bank of America, JPMorgan, Morgan Stanley et UBS. Lazard intervient en tant que conseiller pour les marchés de capitaux.
Cette opération marque la deuxième phase d’une série de retraits, la première s'étant matérialisée en septembre dernier par la mise sur le marché de 6% du capital, une participation valorisée à 3,2 milliards de livres. Le prix de cette première tranche avait été fixé à 75 pence par action, impliquant une prime de 2% par rapport au prix moyen auquel l’Etat avait acheté les titres Lloyds en octobre 2008 (pour un total de 19,9 milliards de livres) et une décote de 3% sur le cours de mi-septembre. Sur cette base, le prix de l’opération annoncée hier pourrait ressortir à 76,6 pence.
L’Etat britannique voit sa participation dans Lloyds passer de 33% à environ 25%, alors que l'établissement connaît un retour à meilleure fortune. Son bénéfice avant impôt a atteint 415 millions de livres en 2013, après une perte de 606 millions de livres en 2012. Les résutats ont toutefois été assombris en fin d’année par d’importantes provisions liées aux ventes abusives de contrats d’assurance emprunteur (payment protection insurance, ou PPI).
L’opération représente donc une aubaine pour des investisseurs désireux de se positionner sur la reprise britannique. La première tranche avait été un franc succès, les investisseurs couvrant le livre d’ordres en seulement une heure et avec dix ordres au-delà de 250 millions de livres. Selon une source proche du dossier citée par le Wall Street Journal, la tendance était toujours positive hier, de grands investisseurs institutionnels internationaux ayant déjà fait part de leur intérêt pour une telle opération au cours des derniers mois. Le quotidien américain ajoute que la prochaine étape pourrait être le lancement d’une offre auprès des particuliers vers le mois de septembre. La reprise d’un dividende apparaît également en ligne de mire.
Plus d'articles du même thème
-
Worldline maintient ses perspectives annuelles
Le spécialiste des paiements confirme ses perspectives annuelles après une hausse organique de l'activité. Sur l'ensemble de l'exercice, le groupe dirigé par Pierre-Antoine Vacheron prévoit de brûler 40 à 60 millions d'euros de cash. -
Les notaires élisent leur nouveau président
Pierre Jean Meyssan, notaire à Bordeaux, succède à Bertrand Savouré qui a effectué deux mandats consécutifs à partir de 2024. -
Les dettes bancaires subordonnées voient leurs émissions ralentir
Leurs performances moyennes calent également, mais restent meilleures que celles des autres segments du crédit, au moins pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1).
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
- La croissance d'Hermès ralentit et son titre plonge
Contenu de nos partenaires
-
Attentat raciste de Trappes : la minute de silence à l'Assemblée vire à l'affrontement
Ouverte par une minute de silence en hommage à Pengo Bossio Wangi, la séance des questions au gouvernement a viré à l’affrontement. Socialistes et écologistes ont quitté les bancs pendant l’intervention de Sébastien Chenu, s’attirant les foudres du Premier ministre. -
Cahin-cahaAlliance avec l'extrême droite : la lente volte-face des conservateurs espagnols pour gagner les élections
Pour la première fois depuis la mort de Franco, la droite s'est alliée à l'extrême droite de Vox en amont des élections générales. Accords tacites de « non-agression » pendant la campagne, appels au pragmatisme... Les conservateurs ont longuement préparé le terrain pour faire accepter ce revirement -
VeilleReform UK, RN, AfD... Comment les partis populistes collaborent
Un indicateur d’Action For Democracy souligne un renforcement des liens internationaux entre partis illibéraux et régimes autoritaires