Les tempêtes Ciaran et Domingos pourraient coûter plus de 650 millions d’euros aux assureurs
Les tempêtes convectives sévères, un risque dont la fréquence s’accroît avec le changement climatique. La France vient de vivre deux épisodes consécutifs à quelques jours d’intervalle avec les tempêtes Ciaran sur la façade Nord Ouest et Domingos sur la côte Atlantique. Les rafales ont atteint jusqu'à 180 km/h dans le cas de la tempête Ciaran. Aux dégâts causés par le vent, s’ajoute le risque de submersion et d’inondations.
Au total, le spécialiste de l’expertise des sinistres Saretec, qui dispose d’un outil de modélisation pour les événements de grande ampleur, estime que les dommages assurés seront compris entre 650 et 750 millions d’euros pour 300.000 sinistres.
Le défi de l’indemnisation
Bien que le phénomène soit proche de celui observé lors du passage des tempêtes Lothar et Martin en 1999, l'événement reste de bien moindre ampleur. Cette catastrophe avait causé 13,8 milliards d’euros de pertes assurées, un record.
L'événement est aussi moins coûteux que l’ouragan Irma qui avait dévasté les Antilles françaises à l’automne 2017, générant plus de 2 milliards d’euros de dégâts, en grande partie absorbés par la Caisse centrale de réassurance (CCR).
Les tempêtes convectives telles que Ciaran posent des défis nouveaux en termes de modélisation et d’indemnisation car leurs conséquences sont multiples. Les dégâts générés par le vent en métropole ne sont pas couverts par le régime de catastrophes naturelles mais par les réasssureurs privés, tandis que les inondations et submersions figurent au rang des périls couverts par le régime public-privé.
Les assureurs ont déjà annoncé des gestes pour les sinistrés, par la voix de leur fédération France Assureurs. A commencer par l’allongement du délai pour la déclaration de sinistre étendu jusqu'à 30 jours après le passage de la tempête Ciaran. Un engagement collectif complété par certains. Axa France et le groupe Covéa (MAAF, MMA, GMF) ont, par exemple, annoncé l’application d’une seule franchise pour tous les contrats concernés.
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