Les réassureurs réévaluent à la hausse l’impact de Sandy sur leurs comptes
La facture de Sandy reste limitée. Swiss Re a estimé hier que les coûts qu’il devra supporter pour faire face aux dégâts occasionnés par le passage de l’ouragan Sandy sur l’Est des Etats-Unis fin octobre pourraient atteindre environ 900 millions de dollars (694 millions d’euros) net des rétrocessions, et avant impôts. Une estimation qui reste néanmoins sujette à des affinements. «Les coupures de courant, les problèmes causés dans les transports publics et les dégâts aux infrastructures ont compliqué la reconstruction, ce qui rend aussi nos estimations très incertaines», a expliqué Matthias Weber, directeur de la division d’assurance dommages.
Si Swiss Re estime que la facture globale pourrait atteindre entre 20 et 25 milliards de dollars pour l’ensemble des réassureurs, elle ne semble pas perturber pour l’heure l’optimisme du secteur. Certes porté par une plus-value de cession d’Admin Re, le bénéfice net du groupe a atteint 1,7 milliard d’euros au troisième trimestre, contre 1,1 milliard attendu par le consensus.
Pourtant, l’impact estimé représente 27 points de ratio combiné pour le quatrième trimestre, «dépassant le budget alloué aux catastrophes naturelles de 13 points» indique Oddo Securities qui révise ainsi son estimation de résultat net au dernier trimestre 2012 de 44% à 392 millions d’euros.
Le réassureur s’était, lors de sa publication de résultat trimestriel qui n’incorporait pas l’impact de Sandy, engagé auprès de ses actionnaires à verser un dividende extraordinaire, quitte à opérer une légère hausse de ses tarifs lors du renouvellement des contrats en janvier pour compenser l’impact de Sandy, profitant notamment d’une demande en forte hausse. Une hypothèse cependant rejetée par Oddo Securities qui estime que «cet événement ne devrait pas modifier fondamentalement la stabilité des prix attendue lors des prochains renouvellements».
Munich Re a estimé de son côté le coût de Sandy à environ 500 millions d’euros. Ce qui ne l’a pas empêché d’afficher des résultats trimestriels largement supérieurs aux attentes, de 1,13 milliard d’euros, et de relever dans la foulée son objectif annuel à «environ 3 milliards d’euros».
Le coût de l’ouragan pour le groupe allemand pourrait néanmoins être révisé à la hausse à environ un milliard, selon Oddo Securities.
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