Les plans d’actionnariat salarié dans la finance font moins recette que par le passé
Contexte de crise oblige, les plans d’actionnariat ont reçu en 2012 un accueil moins favorable de la part des salariés au sein du secteur financier français. Axa, qui a lancé l’été passé son offre baptisée «Shareplan», a annoncé hier que plus de 21.000 collaborateurs issus de 40 pays, représentant plus de 18% de l’effectif concerné, avaient souscrit à l’augmentation de capital réservée. Cette part, significative, s’inscrit toutefois en recul par rapport aux chiffres de 2011, où plus de 26.000 collaborateurs (23% de l’effectif) avaient souscrit au plan.
Cette année, la souscription s’est élevée à près de 291 millions d’euros (332 millions d’euros un an plus tôt), représentant une émission de près de 30 millions d’actions nouvelles au prix de 9,5 euros pour l’offre classique et 9,8 euros pour l’offre à effet de levier. Les salariés d’Axa détiennent ainsi 7,5% du capital de l’assureur et 8,4% des droits de vote.
Le constat se révèle similaire à la Société Générale. Les salariés et anciens salariés de la banque, répartis dans 58 pays, ont été 28.900 à souscrire au plan, à un prix de 19,2 euros, représentant une décote de 20%. Un an plus tôt, alors que la décote proposée était similaire, 48.000 collaborateurs avaient participé à l’augmentation de capital, portant le montant de l’opération à 216 millions d’euros, contre 81 millions d’euros en 2012.
La dernière augmentation de capital de Crédit Agricole SA dédiée aux salariés remonte à 2010. Après avoir annoncé un plan de ce type en juin 2011, CASA s’était rétracté quelques semaines plus tard et avait annoncé un report de l’opération en raison «de la baisse significative du cours de l’action (…) et de la volatilité particulièrement élevée des marchés». Face à une volatilité toujours forte, l’opération n’a pas été remise au goût du jour. A fin juin 2012, les salariés français représentaient 5% du capital de CASA. Aucune donnée n’était disponible chez BNP Paribas.
Selon une enquête réalisée par Amundi auprès de 1.850 salariés et publiée fin novembre, le panel cite, comme principaux freins à la souscription future à un plan, le manque de confiance dans l’évolution du cours du titre (32%), la souscription à un placement financier plus intéressant (30,5%) et le manque de moyens financiers (24,5%).
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