Les nouvelles règles de liquidité américaines épargnent les ETF
C’est une victoire pour BlackRock, Vanguard et les autres fournisseurs d’ETF. La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain des marchés financiers, a publié hier de nouvelles règles de liquidité et de reporting visant les fonds ouverts, mais des exemptions sont prévues pour un certain nombre d’ETF. Plus précisément, les ETF offrant des rachats en nature, via un transfert des titres sous-jacents, n’auront pas à respecter les règles plus contraignantes en termes de liquidité.
«Il est impératif que les fonds ouverts gèrent leur liquidité avec prudence, autant pour s’assurer de leur capacité à honorer les demandes de rachats dans les temps que pour minimiser l’impact de ces rachats sur les investisseurs qui demeurent dans le fonds», a expliqué la présidente de la SEC, Mary Jo White.
Les règles adoptées à l’unanimité demandent aux gestionnaires de fonds ouverts de classer leurs actifs en quatre catégories selon leur liquidité, de très liquides, pouvant être convertis en cash en moins de trois jours, à non liquides, pour ceux qui ne pourraient être revendus en moins de sept jours sans influencer leur valorisation. Ils seront également contraints à disposer d’un pourcentage minimum de leurs actifs dans des actifs très liquides, et un pourcentage maximum de 15% dans des actifs non liquides. Ce niveau minimum, ainsi que les actions à entreprendre en cas de non-respect de ces limites, restent à la discrétion des gestionnaires. La SEC devra toutefois être avertie en cas de manquement durable.
Les règles ont été renforcées depuis leur première présentation il y a plus d’un an, d’après Mary Jo White. Elles sont «mieux adaptées aux risques de liquidité auxquels font face différents types de fonds, avec un système de classification amélioré pour la liquidité des fonds d’investissement et une approche plus ciblée pour les ETF». Les ETF ont attiré plus de 162 milliards de dollars cette année, d’après les chiffres compilés par Bloomberg. La SEC a également décidé d’autoriser les fonds ouverts, mais pas les ETF ni les fonds monétaires, à utiliser la méthode du «swing pricing», qui permet d’imposer les coûts de transaction aux investisseurs qui entrent ou sortent du fonds. Ces règles seront applicables à partir du 1er décembre 2018 pour la plupart des fonds et au 1er juin 2019 pour les plus petits.
Plus d'articles du même thème
-
Les grands risques sont aussi des opportunités d'investissement pour le secteur financier
Les risques géopolitiques, l’intelligence artificielle et le changement climatique se cumulent et mettent à l’épreuve la stabilité financière, mais banques et assurances travaillent sur les manières de les gérer, sous l’œil prudent de l’ACPR. -
Les hedge funds américains veulent un accès plus large aux futures sur la dette de l’UE
Les associations de fonds spéculatifs soutiennent une initiative du gendarme américain des marchés visant à assouplir les règles de supervision qui limitent leur accès aux contrats à terme sur les obligations émises par l’Union européenne (UE). Eurex et les dirigeants européens y seraient également favorables. -
L'Efama appelle les eurodéputés à rejeter la stratégie d'investissement de détail
Les parlementaires européens doivent voter, jeudi 12 novembre, le texte final de niveau 1 qui étendra entre autres l'introduction du mécanisme de rapport qualité-prix Value for Money à tous les produits financiers.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Après New York, l’aile gauche des démocrates remporte la mairie de Los Angeles
Avec l’élection de Nithya Raman, surnommée « la Mamdani de Los Angeles », les deux villes les plus peuplées des Etats-Unis sont désormais dirigées par l’aile gauche du Parti démocrate. -
Une moisson d’or
Face à l’or de la joaillerie, le travail de l’artiste Nathalie Seiller Dejean autour de la paille qu’elle tresse et taille avec une précision d’orfèvre fait écho. Elle révèle une noblesse inattendue quand l’or et la paille, que tout oppose, se rejoignent dans un même geste d’excellence. -
La folie des grandeurs« La défaite est inconcevable pour les insoumis » : les problèmes de riches de Jean-Luc Mélenchon
Le candidat insoumis, qui bénéficie de la faiblesse de ses concurrents, tutoie la barre des 20 % dans les sondages, mais n’a pas le début d’une stratégie pour l'emporter sur Marine Le Pen au second tour