Les faillites d’entreprises entrent dans une période de stabilisation
La Coface rassure. En mai, les faillites ont reculé de 5% en nombre sur un an et ont été moins sévères en termes de coût (-26,2%). Ce constat est particulièrement vrai pour les PME (-0,6% de défaillances) et les grandes entreprises (-20%).
Au total, le nombre de défaillances pour ce mois de mai s’élève à 4.710, contre 4.959 en mai 2009. Il faut toutefois relativiser ces chiffres sur douze mois glissants, où les faillites sont en hausse de 4% (63.845 fin mai 2010 contre 61.416 fin mai 2009).
Pour la Coface, ces chiffres symbolisent une stabilisation de la situation avant une sortie de crise que l’assureur crédit situe pour le dernier trimestre de cette année. Les fournisseurs, très touchés par la situation économique des entreprises, sont les premiers à bénéficier de cette amélioration. Le montant total des encours fournisseurs concerné par les faillites, d’environ 5 milliards d’euros fin septembre 2009, est revenu à 3,9 milliards aujourd’hui, soit une baisse de 17,1% sur un an (voir illustration). Néanmoins, leur part dans le passif des entreprises défaillantes, quoiqu’en diminution, reste la plus importante comparée à celle des autres créanciers. Les dettes financières, elles, augmentent, et particulièrement les dettes bancaires dont la part représente plus de 16% du passif des entreprises, contre moins de 15% pendant la crise.
Concernant l’impact des défaillances sur l’emploi, il semblerait que nous amorçions un léger recul (-1,6%) des emplois menacés par rapport à avril, soit un total de 16.547 salariés exposés à la faillite de leur entreprise en mai 2010. Un résultat à relativiser par rapport à la même période de l’an passé, les emplois menacés étant alors en hausse de 15%.
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