Les Caisses d’Epargne partent à la reconquête des clients avec leur agrégateur
Les Caisses d’Epargne ont présenté hier leur agrégateur bancaire. Il est accessible via la version pour iPhone de l’application mobile de la banque, rebaptisée «Banxo». Le groupe vise 6 millions de visiteurs quotidiens d’ici à fin 2019, contre 3 millions aujourd’hui. Il espère ainsi renouer le contact avec ses 9 millions de clients qui conservent des produits d’épargne (Livret A, PEL) dans une Caisse d’Epargne mais ont leur compte de dépôt chez un concurrent. En y ajoutant les 4 millions de clients inactifs de la banque (sur 24 millions au total), ils représentent au total 60% des encours de l’enseigne.
«Les clients voient que leur banque principale bouge mais ils ne voient pas que nous aussi, alors que nous avons autant évolué ces cinq dernières années», a déclaré lors d’une conférence de presse Cédric Mignon, directeur du développement des Caisses d’Epargne. Depuis son lancement il y a deux semaines, l’application mise à jour a été téléchargée par un million de clients et 10.000 s’en sont servi pour consulter leurs comptes dans un autre établissement.
La banque espère aussi que l’application dopera ses ventes de produits d’assurance. Elle veut équiper un client sur trois d’ici à fin 2017. A partir de février, il sera possible de souscrire une assurance auto ou habitation depuis l’application. Cette année, 100.000 devis auto et habitation ont été réalisés depuis le site web des Caisses d’Epargne, dont un quart se sont conclus par une vente. Sur ces 25.000 ventes, un tiers ont été effectuées en ligne, un tiers après relance téléphonique et un tiers après déplacement en agence.
L’application mobile sera proposée courant 2017 sur Android, où le paiement mobile sera lancé d’ici à juin, via une solution interne en partenariat avec Visa. BPCE n’a pas souhaité rejoindre le groupement Paylib mais il a lancé la solution de paiement Apple Pay en juillet dernier. «Presque tous les clients qui ont un iPhone 6 ou une version ultérieure ont téléchargé l’application Apple Pay», assure Cédric Mignon.
Quant à la carte à cryptogramme dynamique, les tests conduits «depuis neuf mois […] se terminent. On considère aujourd’hui que seuls les clients les plus averses au risque sont prêts à payer», explique le dirigeant. Le groupe envisage un tarif de 1 à 1,50 euro par mois pour un coût de revient de 2 euro par mois, trop prohibitif. La Société Générale a récemment lancé la commercialisation de cartes à cryptogramme dynamique pour un euro par mois.
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