Les banques japonaises tirent leur épingle du jeu sur la scène internationale
Les banques japonaises font figure d’exception dans un secteur sous tension. Mizuho Financial Group (MFG) a annoncé hier une hausse de son bénéfice net de 44,5% à 391,7 milliards de yens (3,2 milliards d’euros) sur les neuf premiers mois de l’exercice fiscal 2012/2013 allant jusqu’à fin décembre. Une performance réalisée grâce à la bonne tenue de ses activités de courtage et de banque de détail, notamment en Asie, qui a permis de compenser la hausse des coûts du crédit et des pertes de 107,5 milliards sur le marché des actions. De quoi permettre à l’une des trois méga-banques nippones de maintenir sa prévision annuelle de résultat net à 500 milliards de yens.
Dans le même temps, Nomura Holdings a fait état d’une hausse de 13% de son résultat à 20,1 milliards de yens. Une performance certes inférieure aux attentes, mais en nette hausse par rapport aux 2,8 milliards dégagés au trimestre précédent. Les commissions de courtage ont progressé de 13% et les gains de trading de 10% n’ont pas permis de compenser la chute de 24% de celles sur la banque d’investissement, avec un recul du chiffre d’affaires de 4,7% sur un an. Signe que le programme de réduction des coûts de 90 milliards de yens engagé par l’établissement d’ici mars 2014 porte ses fruits, après le scandale essuyé par l’établissement en 2012.
De son côté, Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) avait ouvert le bal des publications mercredi avec une envolée de 33,9% de son bénéfice sur les neuf mois à 550,4 milliards de yens, sous l’effet notamment de la correction du yen. Un montant supérieur à celui anticipé par la banque pour l’ensemble de son exercice annuel, de 540 milliards de yens, correspondant à une hausse de 4,1% sur un an.
Hier matin, les valeurs financières ont permis à la Bourse de Tokyo de clôturer sur un léger gain de 0,2% malgré des chiffres de production industrielle décevants, capitalisant sur la hausse de 2,3% enregistrée mercredi. L’action SMFG gagnait ainsi 5,2% hier, MFG 2,8%, Nomura 2,2% et Daiwa Securities 4,8%.
De bons résultats dans un contexte global dégradé pour le secteur, et notamment en Europe. Une tendance qui profite aux banques nippones qui regagnent des parts de marché sur la scène internationale. La BRI estime ainsi qu’après avoir chuté de 24 points en 20 ans pour tomber à 6% en 2008, le poids des banques japonaises dans les crédits internationaux est aujourd’hui revenu autour de 10%.
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