Les banques européennes s’appuient sur le marché actions pour se renflouer
Parallèlement à la course au capital hybride anticipée en début d’année, et dont le projet d’émission de Deutsche Bank est la dernière manifestation, les établissements bancaires européens n’hésitent pas à faire appel aux investisseurs pour lever des actions ordinaires, après un exercice 2013 particulièrement atone sur les marchés. En effet, le montant total émis par le secteur depuis le début de l’année, ainsi que le nombre d’opérations ont plus que triplé par rapport à l’an dernier à la même période.
Selon les statistiques de Dealogic (voir graphique), six émissions ont permis de collecter 13 milliards de dollars sur le marché primaire actions entre le 1er janvier et le 1er mai, contre 4,2 milliards au cours des quatre premiers mois en 2013 pour deux opérations.
Signe du regain de confiance, trois banques grecques (Alpha, Piraeus et Eurobank Ergasias) ont réussi à lever huit milliards d’euros à elles seules à travers des procédures accélérées, alors que le secteur frisait d’implosion quatre ans plus tôt. Fin avril, l’émission d’Eurobank a atteint 4 milliards d’euros, un montant record pour une banque grecque. La tendance ne devrait pas se démentir dans les semaines qui viennent. Plusieurs émissions de fonds propres sont en effet dans les tuyaux. Un quatrième établissement grec, National Bank of Greece, a annoncé son intention de lever l'équivalent de 3,5 milliards de dollars et l’italien Banca Popolare di Milano 645 millions. L’analyse de la qualité des bilans bancaires (AQR) par la BCE , préalable aux tests de résistance dont les résultats seront publiés en octobre, a servi de catalyseur aux banques pour se lancer dans des opérations de renforcement de leur solvabilité.
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