Les banques espagnoles déclenchent une nouvelle vague de licenciements
Dure journée pour le personnel de Bankia et de Banesto, filiale de Santander qui va bientôt être intégrée au sein du groupe d’Emilio Botin: des réunions entre la direction et les syndicats ont eu lieu mercredi pour négocier du futur des 9.000 employés touchés par un plan social. Chez Bankia, 6.000 personnes perdront leur emploi après la fermeture de 1.200 agences, alors que chez Banesto, les 700 agences fermées à partir de mai prochain supposeront le départ de 3.000 salariés, selon les estimations des syndicats. Pourtant le groupe Santander, qui a décidé d’intégrer sa filiale dans son giron, s’en défend sur la forme. Il n’y aura pas de licenciements mais des préretraites, des départs indemnisés ou des mutations de personnel.
Hier, les syndicats se sont réunis avec la direction de La Caixa, qui a racheté pour un euro symbolique l’ancienne caisse d’épargne, Banco de Valencia. La Caixa prévoit un plan de licenciement de 890 personnes, soit plus de la moitié de ses effectifs.
Et la saignée n’est pas finie. Car selon le quotidien El País, d’anciennes caisses d’épargne converties en banques prévoient également des plans sociaux: 2.508 salariés perdront leur emploi chez Novagalicia, 1500 chez Caja Duero, 1.218 chez BBVA-Unnim, 870 chez BMN, et 600 chez Ibercaja. Pour le moment, on ne connaît pas encore les chiffres de Catalunya Banc, qui est sur le point d’être vendue aux enchères, la presse espagnole évoque 2.000 postes en moins. Pour Manuel Romera, directeur du secteur financier à l’IE Business School, ces réductions de personnel «sont nécessaires car le nombre d’agences était surdimensionné».
Voilà un objectif atteint puisque selon des estimations du quotidien El País, 6.700 points de vente ont baissé le rideau jusqu’en septembre dernier et plus de 5.000 autres fermetures sont prévues dans les prochains mois, ce qui supposera un retour en arrière au début des années 80 lorsque l’Espagne comptait environ 35.000 agences.
La restructuration du secteur bancaire entraînera le départ d’environ 55.000 personnes entre 2008 et 2015, ce qui réduira le nombre d’employés à 223.000 à cet horizon. Les établissements les plus touchés sont les anciennes caisses d’épargne qui vont se séparer en tout de 35.000 salariés contre 15.000 dans les banques.
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