Les banques allemandes pourront compter sur le soutien de Berlin
Comme prévu le ministère allemand des Finances a annoncé son intention de réactiver le fonds de secours aux banques, SoFFin, dès la fin de l’année et de relever son volume de 100 milliards à 400 milliards d’euros.
Par cette mesure qui doit être adoptée dans les prochains jours Berlin veut garantir la survie de son système bancaire, même en cas de fluctuations extrêmes sur le marché de la dette, explique le ministère dans son projet de loi, cité par la presse. L’autre nouveauté de ce plan consiste à permettre aux banques de transférer au SoFFin, outre les produits structurés, les obligations d’Etats et d’entreprises à risques.
Les banques allemandes vont devoir rassembler 13,1 milliards d’euros de fonds propres d’ici á fin juin 2012, soit plus du double par rapport à l’estimation à fin octobre qui plaçait la barre à 5,2 milliards d’euros. Commerzbank, la seconde banque allemande, est la plus lourdement frappée, nécessitant à elle seule 5,3 milliards d’euros, contre 2,9 milliards auparavant. Mais la banque persiste à dire qu’elle ne fera «plus jamais» appel à l’Etat pour la secourir.
«Nous avons suffisamment de réserves pour rassembler les capitaux nécessaires», a souligné vendredi le directeur financier, Eric Strutz. Pour y parvenir Commerzbank compte notamment sur un programme de réduction des actifs à risques de quelque 30 milliards d’euros. Parallèlement elle a commencé à transformer des capitaux hybrides en fonds propres.
Chez Deutsche Bank, l’addition a presque triplé depuis le dernier stress test à 3,2 milliards d’euros. Mais là banque compte sur ses propres ressources. Dans un communiqué, le numéro un de la finance allemande estime même qu’elle n’aura aucun mal à se conformer aux exigences de l’EBA dès la fin de cette année, reprochant à l’Autorité bancaire de ne pas avoir pris en compte «toutes les mesures déjà entreprises ou projetées depuis le 30 septembre dernier». Deutsche Bank annonce par ailleurs sa volonté de renforcer son ratio core tier one au-delà des 9% requis dans le courant du premier semestre 2012.
Reste enfin les banques publiques NordLB et Helaba qui devront rassembler respectivement 2,5 et 1,5 milliards d’euros. Elles affichent également leur sérénité, expliquant que leurs propriétaires, les régions autonomes, ont déjà pris la décision de transformer leurs participations en fonds propres à partir du 1er janvier 2012.
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