Les assureurs vie sont incités à revoir leur approche des unités de compte

Alors que les rendements des fonds en euros divergent selon les canaux, Fact & Figures juge que la faible part de la collecte en UC n’est pas inéluctable
Antoine Duroyon
imdpgts2-assurance-vie-630x220.gif

Les fonds en euros classiques ont dégagé l’an dernier un rendement moyen de 2,76% net de frais et brut de prélèvements sociaux, estime Fact & Figures (F&F) dans la cinquième édition de son baromètre sur le marché de l’épargne vie individuelle. «Une très belle performance, au regard de l’évolution de l’OAT et par ricochet du taux des émissions obligataires au cours de ces dernières années», souligne le cabinet de conseil en stratégie et en management. Net d’inflation, le rendement moyen ressort à 1,86%, en amélioration par rapport à 2012 (0,97%) et 2011 (0,88%).

Les performances divergent fortement en fonction des modes de distribution. Les courtiers, les CGPI, les partenariats ou les opérateurs internet, qui ont besoin de fidéliser une clientèle non captive et/ou de capter des flux de collecte, ont servi les meilleurs rendements. En 2013, F&F évalue le rendement moyen de leurs fonds en euros classiques à 3,22%. A l’inverse, les bancassureurs, conditionnés par leurs réseaux et face à une clientèle captive, ont offert un rendement moyen de 2,60%. Ce différentiel se vérifie sur une longue période.

Compte tenu d’une inflation sous-jacente largement contenue, la tendance devrait être positive en 2014. Avec un taux annuel garanti (TAG) moyen estimé à 1,18%, sachant qu’il existe un grand parallélisme entre le TAG et le taux net servi, F&F table sur un rendement net moyen situé entre 2,50% et 2,60% cette année. Les assureurs pourront, le cas échéant, se tourner vers leur PPE (provision pour participation aux excédents) qu’ils ont continué à recharger l’an dernier. Ils disposeront par ailleurs de leur réserve de capitalisation, non pas pour servir du rendement, mais pour affronter une éventuelle remontée des taux.

Pour les unités de comptes (UC), F&F constate que sur une longue période (2008-2012), leur part dans la collecte a peu évolué, «marquant en cela une forme d’échec de la profession». En 2012, les UC ont représenté 16% de la collecte. Ce faible taux n’est pas inéluctable, relativise le cabinet, constatant que les opérateurs les plus dynamiques parviennent à dépasser les 40% (AVIP ou Génération Vie par exemple). Dans le contexte de Solvabilité 2, qui favorise les UC au détriment des fonds en euros, F&F recommande au secteur de développer «une véritable approche personnalisée de conseil et de suivi».

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...