Les assureurs français ont poursuivi le recentrage domestique de leurs placements
En 2011, les assureurs français ont renforcé leur rôle dans le financement de l’économie nationale en poursuivant le recentrage domestique de leurs placements, selon l’étude annuelle réalisée par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) et la Banque de France. Ces placements, dont l’encours s’élevait à 1.765 milliards d’euros (soit près de 90% du produit intérieur brut de la France), ont été investis à hauteur de 44,1% dans l’Hexagone, contre 41% en 2010.
A contrario, «les titres émis par des non-résidents voient (…) leur part dans le total des placements baisser à 43,8% en 2011, contre 48,4% un an auparavant», souligne l’étude. Ce recul s’explique principalement par les titres d’émetteurs de la zone euro hors France, dont la part est passée sur un an de 34,3% à 29,5%.
Le solde de la répartition géographique se répartit entre immobilier et autres placements, qui ne sont pas ventilés par pays. Les titres de créances restent la première allocation d’actifs des assureurs, représentant 72,9% des placements (72,1% en 2010). La part des actions cotées s’est réduite de 11,4% à 9,4%, tandis que la part de l’immobilier a crû de 3,9% à 4,3%.
Le solde est composé d’OPCVM, d’actions non cotées et d’autres placements. Parallèlement, les placements réalisés en 2011 témoignent d’un renforcement des financements consacrés au secteur bancaire en France (dont la part est passée de 17,4% à 19,4%), mais également toutes zones géographiques confondues (37,2% à 38,6%). Cette part s’est en revanche légèrement réduite au niveau de la zone euro, passant de 12,4% à 12%.
La part consacrée au secteur public français s’est également accrue, passant de 14,4% à 16,3%, tant à court terme (la part passant de 0,5% à 0,8%) qu’à long terme (13,9% à 15,5%).
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