L’emploi s’affiche en recul dans les banques françaises
Crise financière oblige, 2009 restera un mauvais millésime pour l’emploi dans les banques françaises. Les effectifs des banques AFB ont reculé de 2,3 % à 203.900 collaborateurs, selon un bilan présenté vendredi matin par l’association professionnelle aux fédérations syndicales du secteur. La tendance s’est poursuivie au premier trimestre, avec une contraction de 0,6 %.
Dans le détail du bilan que s’est procuré L’Agefi, les évolutions sont cependant très contrastées entre catégories. Le nombre de techniciens, premiers concernés par la réduction des tâches administratives et les programmes d’efficacité opérationnelle à l'œuvre dans les banques, a diminué de 6,5%. L’emploi des cadres, au contraire, s’est bien tenu, avec une progression de 2,1 % à 102.887 salariés. Les femmes (+4,7%) expliquent l’essentiel de la hausse, le nombre de cadres hommes étant resté quasiment stable. Au total, pour la première fois, la part des cadres dans l’effectif total dépasse les 50%, alors que cette proportion atteignait à peine 30% en 1998.
Il n’en reste pas moins que l’année 2009 a marqué un ralentissement sur le front des recrutements: le taux d’embauche des cadres, calculé par rapport à l’effectif de l’année précédente, est tombé à 5,9 % contre 9,1 % en 2008.
Ces statistiques comprennent les seuls établissements relevant de la convention collective AFB, et excluent donc le groupe BPCE et le Crédit Agricole, qui constituent des branches à part entière, ainsi que La Poste. Reste que la banque verte et l’ensemble Banques Populaires - Caisses d’Epargne ont aussi engagé des projets, tels que la mise en place de système d’informations uniques, qui pèsent ou pèseront sur l’évolution des effectifs de techniciens.
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