Le résultat de JPMorgan profite d’un effet comptable
Beaucoup d’ajustements comptables et une banque d’investissement solide. JPMorgan a annoncé vendredi une hausse de 25% de son bénéfice au deuxième trimestre 2024 à 18,1 milliards de dollars, contre 14,5 milliards pour la même période en 2023. Ce résultat a été soutenu par un gain comptable d’environ 8 milliards de dollars issus d’un échange d’actions avec Visa. Sans cette opération, le résultat net de la banque aurait été en baisse.
JPMorgan a tout de même bénéficié au deuxième trimestre d’une reprise de l’activité de levée de capitaux sur les marchés obligataire et boursier. La banque constate aussi une hausse des revenus tirés des commissions de conseil sur les opérations de fusions et acquisitions, les entreprises devenant plus confiantes dans la capacité de l'économie américaine à éviter un ralentissement majeur.
Les commissions issues de la banque d’investissement ont augmenté de 50 %, par rapport à une base basse, mais sont supérieures à une prévision antérieure de la société de 25 à 30 %. L’activité de prêt de JPMorgan a également bénéficié de taux élevés, avec un revenu net d’intérêt (NII) - la différence entre ce qu’elle gagne sur les prêts et ce qu’elle verse sur les dépôts - en hausse de 4 % à 22,9 milliards de dollars.
Risques géopolitiques majeurs
« Bien que les valorisations du marché et les écarts de crédit semblent refléter des perspectives économiques plutôt favorables, nous continuons d'être vigilants quant aux risques potentiels », a déclaré le président-directeur général de la banque Jamie Dimon, ajoutant que la situation géopolitique changeante était la plus dangereuse depuis la Seconde Guerre mondiale.
L’inflation et les taux d’intérêt pourraient rester plus élevés que les attentes du marché en raison de menaces telles que d’importants déficits budgétaires et la réorganisation du commerce mondial, a-t-il aussi déclaré.
(avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
Les dettes AT1 pourraient devenir un sujet de compétitivité pour les banques
La Banque des règlements internationaux a exposé ses propositions pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1). L’institution donne l’impression de vouloir imposer aux banques européennes de nouvelles règles complexes, pas toujours adaptées. -
La BCE exige des banques leur plan de bataille face aux attaques dopées à l’IA
Pour le 31 octobre prochain, les groupes soumis à la supervision européenne doivent transmettre le détail de la stratégie de défense élaborée pour résister aux nouvelles attaques cyber. -
La Banque d’Angleterre veut assouplir les règles du levier bancaire
Le Comité de politique financière britannique propose de rendre le cadre du ratio de levier des banques « plus proportionné et plus efficace » avec plusieurs mesures permettant de l’alléger.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Pari risquéEn Syrie, Macron cajole al-Charaa et mise sur la reconstruction
Malgré un double attentat à Damas mardi matin, le président français a maintenu le programme de sa visite en Syrie, aux accents économiques -
DégradationLe gouvernement Lecornu impose 3 milliards d'euros de nouvelles coupes budgétaires
Le comité d'alerte des finances publiques a accouché de nouvelles économies à mener dans les dépenses de l'Etat et de la sécurité sociale. Il a aussi été le cadre d'un coup de gueule de Sébastien Lecornu à l'égard de parlementaires présents -
Fil à la patteProcès Le Pen : A l’approche de 2027, la Cour d’appel met en avant « la liberté de l’électeur »
Les magistrats n’en condamnent pas moins « des faits graves » commis afin de « s'accaparer » les fonds européens