Le remboursement de la dernière tranche d’aide publique n’est plus très loin pour ING

La banque néerlandaise a publié un bénéfice en hausse de 19% et un ratio de solvabilité en nette amélioration. Elle pourrait accroître son dividende
Simon Wizman
Le remboursement de la dernière tranche d’aide publique n'est plus très loin pour ING
Le remboursement de la dernière tranche d’aide publique n'est plus très loin pour ING  - 

ING devrait bientôt tourner le dos aux années de crises. Les résultats semestriels supérieurs aux attentes de la banque néerlandaise laissent entrevoir une accélération du remboursement des aides publiques. Selon son directeur financier, Patrick Flynn, les actionnaires d’ING pourraient même espérer percevoir en 2015 un dividende deux fois plus généreux que prévu initialement. A condition que le groupe réussisse les tests de la Banque centrale européenne. Le groupe n’a pas versé de dividende depuis 2008. Il avait reçu cette année-là dix milliards d’euros de financements publics pour éviter la faillite.

Le bénéfice net pour le deuxième trimestre du groupe, en hausse de 19%, s’établit à 1,07 milliard d’euros. Cette embellie s’explique notamment par la progression du résultat net de sa filiale d’assurances en Europe, NN Group, entrée en Bourse début juillet pour être vendue et par la cession d’une partie de ses activités de banque d’investissement. Le ratio de solvabilité Common Equity Tier 1 (CET1) s’est lui aussi amélioré au deuxième trimestre pour atteindre 10,5% fin juin contre 10,1% trois mois plus tôt, de 2,5% supérieur au taux minimal exigé par la BCE. Le trimestre a aussi été marqué par une diminution de 38% des pertes sur créances et par une croissance de 7,4 milliards d’euros des prêts nets.

Désormais, explique Patrick Flynn, seul le résultat des tests de la BCE constitue l’élément susceptible d’empêcher le remboursement de la dernière tranche d’aide publique, d’un montant de 1,025 milliard d’euros, avant l'échéance fixée à mai 2015. Avant d’ajouter, «si nous sommes en mesure de rembourser intégralement l’Etat, 40% iront aux actionnaires». La BCE publiera les conclusions de ses inspections menées sur les comptes et les bilans d’environ 130 des principales banques de la zone euro, dont ING, en octobre prochain. Ce qui pourrait conduire certaines d’entre elles à renforcer leur bilan, à inscrire de nouvelles pertes dans leurs comptes ou à lever des capitaux.

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