Le nouveau patron du Crédit Foncier devra resserrer les liens avec BPCE
Après Meilleurtaux, BPCE change le patron d’une autre de ses filiales spécialisées dans l’immobilier. Le groupe a annoncé hier la nomination de Bruno Deletré, 50 ans, à la direction générale du Crédit Foncier à compter du 4 juillet. Objet de rumeurs insistantes, le départ de François Blancard, qui occupait la fonction depuis cinq ans, a été acté mardi lors d’un conseil d’administration extraordinaire. Le dirigeant sortant n’a pas encore quitté le groupe: il sera, selon la formule consacrée, «conseiller du président» de BPCE, François Pérol.
Bruno Deletré, qui dirigeait depuis deux ans les activités de BPCE à l’international et en Outre-Mer, a déjà croisé la route du Crédit Foncier. L’inspecteur des Finances est passé par Bercy puis au Trésor dans les années 90, au moment du sauvetage du prêteur immobilier et de son adossement aux Caisses d’Epargne. Son baptême du feu devrait avoir lieu dès le 5 juillet, lors de la grand-messe annuelle des cadres dirigeants de la banque.
Le nouveau patron aura pour mission d’élaborer très vite un nouveau plan de développement à moyen terme pour le Crédit Foncier, avec un objectif: accroître les synergies entre l’établissement et sa maison-mère. Un sujet de réflexion récurrent depuis la prise de contrôle du Foncier en 1999, le prêteur étant à la fois concurrent et prestataire de services pour son actionnaire sur le marché immobilier.
Trois pistes de coopération ont déjà été identifiées par BPCE dans son propre plan stratégique: les services aux particuliers, les financements corporates, et bien sûr les crédits aux particuliers. Les réseaux Caisse d’Epargne et Banque Populaire orientent ainsi leurs clients vers le Crédit Foncier pour monter les dossiers les plus complexes et à durée très longue, et espèrent en retour voir arriver des demandes de bancarisation. Enfin, la Compagnie de Financement Foncier est le véhicule d’émission du groupe BPCE sur le marché des obligations foncières: elle a placé 17,2 milliards d’euros l’an dernier.
En parallèle, la filiale spécialisée a passé les deux derniers exercices à éviter les recoupements de périmètre avec BPCE. Les activités d’assurance et de crédit-bail immobilier (Cicobail) ont été transférées à Natixis. La consolidation de créances (CFCAL), a été vendue fin 2010 au Crédit Mutuel Arkéa.
Plus d'articles du même thème
-
Dans la banque, le rattrapage sur les prix se poursuit
L'Observatoire des tarifs bancaires relève un comportement vertueux sur les offres destinées à la clientèle fragile, dont les prix sont contenus bien en-deçà des plafonds imposés. -
Abivax rassure sur la sécurité d'un de ses traitements et rebondit en Bourse
De premiers résultats de phase 3 pour son candidat médicament contre la rectocolite hémorragique avaient inquiété sur son niveau de sécurité, entraînant une forte chute de la biotech en Bourse début juin. -
L'inflation française est tombée sous 2% en juin
Le repli des cours du pétrole a permis de ralentir la hausse des prix. La consommation a également rebondi le mois dernier.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
La fin d’une « niche sociale boostée » : l’aide à domicile va coûter plus cher à partir de mercredi
Mesure d’économie pour les finances publiques, l’âge pour bénéficier de l’exonération de cotisations patronales pour les aides à domicile est relevé à 80 ans à partir du 1er juillet. -
Phase de poulesPhilippe Brun, un outsider à l’assaut de la primaire interne du PS
Dans le sillage d’Arnaud Montebourg, dont il avait fait la campagne en 2022, le député de l’Eure aborde cette compétition interne dans le rôle du « candidat des salaires ». Sa proposition d’instaurer une CSG progressive vise à rapprocher le salaire brut du net pour renouer avec les ouvriers et les employés qui se sont détournés de la gauche de gouvernement. -
Thermomètre
Avec l'acétamipride, le monde agricole espère vivre son moment climatisation
Le sort du produit phytosanitaire doit être étudié au Sénat dans la loi d'urgence agricole. Nombre d'agriculteurs veulent faire du débat un test pour la classe politique : est-elle capable de renoncer aux anathèmes pour revenir à la raison ?