« Le mode opératoire reste local »
Florence Lecoutre, DRH groupe d’Euler Hermes
Pourquoi avoir déployé le télétravail à l’échelle mondiale ?
Il existait déjà dans certains pays. En France, les salariés y avaient accès depuis 2012. Nous comptons 5.800 collaborateurs répartis dans plus de 50 pays avec, dans certains cas, des bureaux assez petits. Chez Allianz et Euler Hermes, nous sommes tout autant attentifs à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée qu’à la performance. Convaincus que l’un ne s’oppose pas à l’autre, nous cherchions à promouvoir une initiative globale pour répondre à ces enjeux. 53 % de nos salariés bénéficient aujourd’hui du télétravail.
Comment procédez-vous ?
En 2016, nous avons acté le principe du ‘home office’ pour tous, malgré des différences culturelles. Nous en discutons avec les RH des régions concernées, qui échangent avec leurs partenaires sociaux, s’il y en a. La mise en place et le mode opératoire demeurent une initiative locale, dans le respect du contexte légal. En France, le télétravail, qui fait l’objet d’un accord entre l’intéressé et son manager, est autorisé jusqu’à deux jours par semaine, moyennant la détention d’un CDI et une année de présence dans le poste. Mais les formules diffèrent d’un pays à l’autre. En Allemagne, par exemple, plusieurs jours peuvent être autorisés, suivis de plusieurs semaines sans « home office ».
Le télétravail va-t-il de soi dans tous les pays ?
Ce mode de travail est depuis longtemps une évidence en Angleterre, du fait de l’engorgement de Londres et des coûts du logement dans la capitale. En Chine, manager sans voir ses collaborateurs ou travailler sans être vu de son patron était plus délicat à concevoir... Mais les jeunes étaient demandeurs pour les mêmes raisons qu’outre-Manche. Parfois, nous avons dû faire face à des problèmes d’infrastructures réseaux, comme en Inde, où nous avons un bureau de 17 personnes. Cela n’a pas été facile, mais l’équipe peut désormais télétravailler en période de mousson.
Plus d'articles du même thème
-
Les élections de mi-mandat freinent l’exubérance politique de Donald Trump
En raflant le Congrès, l’opposition démocrate devrait limiter fortement les pouvoirs du locataire de la Maison-Blanche, contraindre l’exécutif à composer avec un Parlement désormais hostile, et peut-être obliger certains républicains à reconverger vers le centre. -
La montée en compétences face à l’IA est insuffisante en entreprise
70% des cadres financiers français français craignent que l’absence de préparation de leurs collaborateurs à l’intelligence artificielle risque de compromettre la pertinence de leur organisation d’ici cinq ans, selon une enquête OneStream. -
Les actifs financiers saluent les résultats des «midterms»
La large victoire démocrate tend à diminuer les risques d’un conflit trop long en Iran, donc de cours du pétrole durablement élevés, avec les conséquences positives que cela pourrait avoir sur les taux, et par ricochet sur les actions. Les risques de persistance du déficit budgétaire américain sont occultés. Pas les possibles rééquilibrages sectoriels.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
7 raisons pour (re)découvrir les Andes Colombiennes via Medellin et la Région du café
Dix ans après les accords de paix, la Colombie revit de plus belle ! Un pays d’une diversité de paysages incroyable à découvrir à partir de Medellin, puis via la route du café à travers la cordillère centrale. Émerveillement, douceur de vivre, nostalgie et dépaysement garantis. -
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique -
TsunamiDonald Trump battu : ce qui attend l'Europe
Avec le contrôle de la Chambre et du Sénat, les démocrates auront des leviers pour canaliser la politique étrangère de Donald Trump. Mais ce contre-pouvoir ne changera ni son désir de conclure un deal en Ukraine, ni son hostilité envers le Vieux Continent