Le Lloyd’s of London renoue avec les profits au premier semestre
Le Lloyd’s of London est redevenu rentable au premier semestre en dégageant des profits à hauteur de 1,53 milliard de livres. Ce résultat se compare à des pertes de 697 millions de livres (876 millions d’euros) au premier semestre 2011, essentiellement due aux séismes au Japon et en Nouvelle-Zélande. La diminution du nombre de catastrophes naturelles au cours des six premiers mois de l’année a ainsi permis au marché de l’assurance londonienne de réduire de près d’un tiers le niveau d’indemnisations en passant de 6,7 milliards à 4,6 milliards de livres.
«Les six premiers mois de cette année se sont inscrits dans une moyenne en terme de catastrophes, avec des demandes d’indemnisations en provenance de ce secteur à hauteur de 304 millions de livres sur une moyenne sur dix ans équivalente à 405 millions de livres», estime Luke Savage, directeur financier du marché de l’assurance londonienne, dans un entretien à L’Agefi. Le marché a été particulièrement affecté par la catastrophe du paquebot de croisières Costa Concordia et dans une moindre mesure par les inondations qui ont marqué le Royaume-Uni au printemps dernier. Le ratio combiné du marché s’est également amélioré sur le semestre en passant de 113,3% à 88,7% tandis que les retours d’investissement ont légèrement progressé à hauteur de 1,2 % à 619 millions de livres.
L’an dernier, le Lloyd’s a connu sa deuxième année la plus coûteuse de son histoire, après les attentats terroristes de 2001. Le marché avait en effet réalisé une perte de 516 millions de livres, conséquence de demandes d’indemnisations records à hauteur de 13 milliards de livres dont 4,6 milliards liés aux seules catastrophes naturelles.
En moyenne, au travers de l’ensemble des classes assurées par le marché, les tarifs ont augmenté de 3% au cours des six derniers mois. «Il y a actuellement un excès de capital dans le marché équivalent à 100 milliards de dollars, ce qui tend à maintenir des tarifs bas, estime Luke Savage. Cet excès de capital ne peut disparaître que de deux façons: un redéploiement dans d’autres secteurs ou encore des niveaux de pertes extrêmement élevés».
Interrogé sur l’impact possible d’une scission de la zone euro, le directeur financier s’est montré rassurant: «Nous effectuons des stress tests réguliers et cette possibilité peut se comparer favorablement avec des scénarios réalistes de catastrophes naturelles», conclut-il.
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