Le Crédit Mutuel CIC affiche sa solidité
S’il s’est encore plaint de l'épargne réglementée, Michel Lucas, le président du CM11-CIC (qui regroupe 11 des 18 fédérations du Crédit Mutuel et le CIC), a présenté hier des comptes 2013 de bien meilleure facture que l’année précédente. Le résultat net comptable a progressé de plus de 21% à 2,2 milliards d’euros – alors qu’il avait stagné en 2012. Une performance due à la croissance de 4% du produit net bancaire (PNB), à 12 milliards d’euros, à la quasi-stabilité des frais généraux (+0,6% à 7,43 milliards) et à une hausse modérée du coût du risque (+2,9% à 1,1 milliard, essentiellement sur la clientèle entreprises).
«La part de résultat distribuée est limitée. Nous avons donc une capacité d’augmenter nos fonds propres et nos réserves de l’ordre de 2 milliards d’euros», a souligné Alain Fradin, directeur général de la Caisse fédérale de Crédit Mutuel. De fait, le ratio de solvabilité du CM11-CIC est le plus élevé des banques françaises: son ratio common equity tier one sous Bâle 3 (sans mesure transitoire) atteint 13%. Même constat pour le nouveau ratio de levier: il atteint 5,2%, contre un minimum imposé (à compter de 2018) de 3%.
Alors que les activités de détail (qui regroupent les réseaux du Crédit Mutuel, du CIC, Cofidis et Targo Bank) avaient souffert en 2012, elles ont affiché de bonnes performances en 2013. Le PNB progresse de 6% grâce à la baisse du coût des ressources (baisse de la rémunération du Livret A de 2,25% à 1,25% et baisse des taux) et la hausse des commissions nettes perçues.
La banque mutualiste a encore amélioré son profil de liquidité. Suite à une augmentation des dépôts quasiment deux fois supérieure à celle des crédits (+5% contre +2,8%), le ratio des crédits nets de la clientèle sur les dépôts de la clientèle continue de se réduire. Il tombe à 121,8% fin 2013, soit 4,3 points de pourcentage de moins qu’en 2012. Pour mémoire, il atteignait 166% fin 2008. Autre indicateur de solidité, l’excédent de ressources moyen/long termes a plus que triplé en un an, passant de 6,8 milliards à 22,3 milliards d’euros.
L’assurance-vie, qui avait soutenu les comptes du groupe en 2012, remplit toujours son office. Pour la première fois, le chiffre d’affaires de ce métier atteint les 10 milliards d’euros (+21%). En assurance vie et capitalisation, la collecte nette s’élève à 1,8 milliard d’euros. Soit 17% de la collecte nette de l’ensemble du marché français en 2013.
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