Le Crédit Foncier remporte un franc succès pour son emprunt grand public
Officiellement, les résultats du placement seront connus dans une semaine. Mais l’emprunt obligataire que le Crédit Foncier a lancé auprès des particuliers du 13 janvier au 12 février s’annonce déjà comme un succès qui devrait conforter le groupe dans sa volonté de recourir régulièrement à ce canal de financement.
Epaulée par Boursorama, Oddo Corporate Finance et l’Union de Garantie et de Placement, la filiale de BPCE a reçu, selon plusieurs sources concordantes, entre 800 millions et un milliard d’euros de demande pour ses obligations à 6 ans portant un coupon de 4,25%. «On est presque au milliard d’euros», la limite que le groupe s’était fixée, précise un banquier. Le Crédit Foncier, lui, se refuse à tout commentaire.
Le comptage provisoire est susceptible d'évoluer. Les particuliers ont représenté la première source de demande, proportion à laquelle il faudra ajouter les comptes gérés par des banques privées. Des investisseurs institutionnels, sentant le succès de l’offre, ont placé de gros tickets dans les derniers jours du placement. Le Crédit Foncier n’avouait encore que 200 millions d’euros de demande le 9 février, et le double le lendemain.
La stratégie consistant à éviter les grands réseaux bancaires, gourmands en frais de commercialisation, au profit d’établissements spécialisés et d’un site internet dédié, s’est donc révélée payante. La notoriété du prêteur immobilier auprès du grand public, et sa publicité axée sur le financement de l’économie, ont manifestement primé dans l’esprit des investisseurs sur ses difficultés récentes, la banque ayant dû procéder auprès de BPCE à une augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros en raison de lourdes pertes sur ses emprunts d’Etat grecs.
Toute la demande sera servie. L’émission du Crédit Foncier en appellera donc d’autres, le groupe souhaitant lever bon an mal an un milliard d’euros auprès des particuliers, ou autour de 10% de ses besoins. Mais les obligations foncières restent son canal de financement privilégié. Le prêteur en a mis à prix le 10 février pour 2 milliards d’euros, à une marge de 95 points de base au-dessus des mid-swaps pour ces titres de maturité 3,5 ans. Sur 2012, et en excluant son emprunt grand public, le CFF a déjà levé l’équivalent de 2,9 milliards d’euros sur les marchés.
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