Le Crédit Agricole ne financera plus de nouveaux projets dans les énergies fossiles
Le Crédit Agricole a annoncé jeudi qu’il cessait de financer de nouveaux projets d’extraction d'énergies fossiles et adoptait une «approche sélective» dans l’accompagnement des énergéticiens inscrits dans la transition vers les énergies renouvelables, afin de contribuer à l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050.
«Nous décidons [...] de cesser tout financement de nouveaux projets d’extraction d'énergies fossiles et d’adopter une approche sélective dans l’accompagnement des énergéticiens inscrits dans cette transition [vers les renouvelables, ndlr], ce qui aura pour conséquence de réduire les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur deux fois plus vite que le scénario Net Zero 2050 publié par l’Agence internationale de l'énergie», a indiqué Philippe Brassac, le directeur général de Crédit Agricole SA, cité dans un communiqué.
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Le groupe prévoit de réduire de 75% les émissions financées dans le secteur du pétrole et du gaz d’ici à 2030 par rapport à 2020, à comparer à une baisse de 30% annoncée en 2022, et de cesser de financer de nouveaux projets dans les énergies fossiles.
13,3 milliards en 2025
En parallèle, la banque a décidé de concentrer des moyens financiers sur le soutien aux énergies renouvelables et aux infrastructures bas-carbone. Dans ce cadre, le Crédit Agricole prévoit de tripler les financements annuels accordés en France aux énergies renouvelables entre 2020 et 2030 et vise une hausse de 80% de l’exposition de Crédit Agricole CIB, sa banque de financement et d’investissement, aux énergies bas-carbone entre 2020 et 2025 pour atteindre 13,3 milliards d’euros en 2025, a indiqué le groupe.
Le Crédit Agricole a également annoncé renforcer sa capacité de financement de 1 milliard d’euros, afin d’accompagner les énergéticiens dans leurs projets de production d'énergies renouvelables, d’infrastructures bas-carbone, de technologies propres et de projets d’efficacité énergétique.
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