Le Crédit Agricole et Worldline s’allient dans les paiements
Le groupe bancaire Crédit Agricole SA et le spécialiste des paiements électroniques Worldline ont annoncé mercredi avoir signé un accord de négociations exclusives non engageant en vue de créer une coentreprise de services aux commerçants en France.
Cette coentreprise, qui serait opérationnelle en 2025, serait «détenue majoritairement (50% du capital plus une action) par Worldline et consolidée par intégration globale», ont indiqué le Crédit Agricole et Worldline dans un communiqué commun.
700 milliards
«Avec un volume de chiffre d’affaires commerçant de l’ordre de 700 milliards d’euros, le marché français des paiements constitue de loin le plus gros marché des paiements d’Europe continentale avec une forte pénétration des méthodes de paiement électroniques et une dynamique de croissance favorable», ont ajouté le Crédit Agricole et Worldline.
«L’opération demeure soumise à la consultation des instances représentatives du personnel des deux parties et à l’approbation des organes sociaux, des régulateurs et autorités compétentes», ont précisé les deux groupes.
Le Crédit Agricole et Worldline prévoient en 2023 et 2024 une phase commune d’investissements de 80 millions d’euros, «destinés à l'élaboration des produits et des offres et à la mise en œuvre de la coentreprise», qui commencerait à «générer du chiffre d’affaires et du revenu brut d’exploitation» à partir de 2025.
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«Ce partenariat avec Worldline nous permettra de renforcer notre position de leader sur le marché français des solutions de paiement pour les commerçants. Il s’inscrit parfaitement dans l’ambition 2025 de Crédit Agricole de croître deux fois plus rapidement que le marché sur cette activité», a estimé Jean-Paul Mazoyer, directeur général adjoint de Crédit Agricole SA.
«Je suis très fier que Crédit Agricole choisisse Worldline et que nous unissions nos forces respectives dans les services aux commerçants. Ce projet de partenariat de long-terme, associant nos activités de services aux commerçants, reflèterait notre ambition commune de créer à terme un acteur majeur à même de fournir des services de premier plan aux commerçants français», a de son côté réagi Gilles Grapinet, directeur général de Worldline, également cité dans le communiqué.
A la Bourse de Paris, l’action Worldline bondissait de 5% mercredi peu après l’ouverture. Le titre Crédit Agricole, en hausse de 0,4%, réagissait peu.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse