Le Crédit Agricole continue sur sa lancée dans la mobilité
Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Moins d’une semaine après avoir annoncé la création d’une coentreprise avec Stellantis dans la location automobile longue durée ainsi que la reprise de la totalité de FCA Bank, Crédit Agricole Consumer Finance (CACF) persiste sur le thème de la mobilité. Le groupe annonce ce mercredi un investissement de 100 millions d’euros dans Cosmobilis, la holding du distributeur automobile ByMyCar, par le biais d’une augmentation de capital. CACF et Cosmobilis ont par ailleurs l’intention de créer une coentreprise pour toutes les activités de financement du distributeur.
Cette structure, qui pourrait voir le jour au premier semestre 2023, devrait être portée par FCA Bank (qui changera de nom), une fois son acquisition à 100% bouclée auprès de Stellantis. «Dans FCA Bank, nous avons déjà l’habitude de développer des coentreprises avec des marques ou des concessionnaires automobiles, comme c’est le cas, par exemple, avec Ferrari», explique à L’Agefi Stéphane Priami, directeur général adjoint de Crédit Agricole SA et directeur général de CA Consumer Finance. CACF anticipe des financements annuels de 300 à 400 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de ByMyCar qui avoisine les 2 milliards d’euros.
Distributeur plutôt que constructeur
Ces opérations constituent des briques supplémentaires de la stratégie automobile du Crédit Agricole. Cosmobilis a été créé par l’entrepreneur Jean-Louis Mosca. L’entreprise regroupe non seulement ByMyCar, une concession qui distribue 19 marques en France et à l’étranger, mais aussi plusieurs entreprises comme En Voiture Simone, les VTC Marcel ou les plates-formes Elite Auto et Proxauto. La société a l’ambition de faire des acquisitions sur le marché de la concession en Europe, mais aussi intégrer tout l’écosystème de la mobilité. Cet investissement du Crédit Agricole, qui sera syndiqué entre plusieurs entités du groupe, a été effectué avec l’appui de sa filiale Idia Capital Investissement.
La création de la joint-venture illustre le changement qui s’opère aujourd’hui dans le marché du financement automobile. Plutôt que de se lier avec un constructeur, la banque fait équipe avec un concessionnaire multimarque. «Le marché du financement des véhicules est fait de cercles concentriques. Les concessionnaires peuvent recourir aux financements des captives des marques, mais il est possible, toujours sur les véhicules neufs, de faire appel à des financeurs tiers. Enfin, le marché de l’occasion reste totalement ouvert», déclare Stéphane Priami.
Plus d'articles du même thème
-
L’obligataire renoue avec un plus haut de deux ans dans le Panel Allocation
Cette classe d’actifs pèse de nouveau 45% dans les portefeuilles, tandis que les actions reculent à 49% et les actifs alternatifs à 4%. -
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Think againLe pouvoir d’achat, le vrai, le faux et le long terme
Comme la France sans croissance n’a plus les moyens, la solution que les extrêmes font miroiter (encore des aides) n’est plus possible -
Foire d'empoigneQui payera pour sauver la nature ? A la COP Biodiversité, des avancées timides sur le financement
La COP17 sur la biodiversité s’est achevée samedi matin à Erevan, en Arménie. Malgré des discussions compliquées, plusieurs jalons ont été posés -
Des milliers de « docteurs juniors » catapultés dans les déserts médicaux
Des étudiants en médecine générale doivent désormais valider une 10e année, qu'ils passeront dans des zones sous-dotées. Ils sont près de 3 000 à faire leur rentrée lundi