LCL met en route une évolution raisonnée de son réseau d’agences
Une évolution, pas de révolution. LCL a dévoilé hier aux syndicats lors d’un comité central d’entreprise ses projets de réorganisation de son réseau d’agences en France à horizon 2018, soit au-delà de l’échéance 2016 fixée dans son plan stratégique. A la différence d’autres enseignes, la filiale du Crédit Agricole n’a pas opté pour une refonte radicale du dispositif qui serait liée à la généralisation de la banque en ligne.
Le nombre d’agences, environ 1.900 en France, devrait ainsi rester stable sur la période, selon la direction, quand certaines sources syndicales évoquent autour de 80 fermetures et 70 ouvertures. «Le lien humain est important dans la relation bancaire, et le groupe veut s’appuyer sur le maillage d’agences actuel», explique un proche de la banque. Dans une zone donnée, les agences seront organisées en réseau: les plus petits points de vente pourront renvoyer vers les plus gros les clients ayant des besoins spécifiques. Le système permettra aussi des ouvertures alternées, certaines agences étant accessibles le lundi et d’autres le samedi toute la journée. LCL devrait enfin poursuivre sa logique de spécialisation. Le groupe dispose déjà d’agences pour l’habitat (16) ou pour les étudiants.
L’essor de la banque à distance conduira tout de même à faire monter en puissance les centres de relations clientèle (CRC) situés aujourd’hui dans les principales métropoles du pays. D’ici à 2018, ils devraient gagner 310 conseillers clientèle en équivalent temps plein (ETP). Ceux-ci seront capables de traiter pour le client toutes les opérations bancaires.
A l’inverse, les forces en agence vont être affectées, même si le groupe promet 1.000 recrutements (en brut) par an. LCL, qui emploie environ 13.000 personnes pour servir la clientèle des particuliers et professionnels, prévoit 1.060 suppressions de postes en ETP d’ici à 2018, sans licenciements. Une baisse due pour l’essentiel à la disparition des postes de chargés d’accueil, à faible valeur ajoutée. «On s’y attendait, cela aurait pu être pire», souffle un responsable syndical.
Entre les reconversions en CRC, le turnover naturel, et les 1.810 départs en retraite prévus sur cinq ans, la gestion des départs devrait être fluide. Bien plus que dans les back-offices, où le groupe a annoncé en mai la fermeture de 6 centres sur 25 et la suppression nette de 289 postes d’ici à 2016, avec un plan de départs volontaires à la clé.
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