L’assureur Zurich fait porter ses efforts sur la maîtrise des coûts
Zurich Insurance promet de faire un effort sur les coûts. Le premier assureur helvétique vise des économies annuelles supplémentaires d’au moins 1 milliard de dollars d’ici à la fin de 2018, dont 300 millions pour la fin de l’année prochaine. Le groupe, qui tenait jeudi une journée investisseurs, compte notamment économiser 600 millions de dollars dans les services partagés, les ressources humaines, les fonctions financières et la communication.
Pour Zurich, une croissance plus faible impose de se focaliser sur des mesures d’efficacité et de mettre l’accent sur le digital et les données. Les coûts (hors la filiale américaine Farmers et les charges de restructuration) ont progressé l’an dernier pour atteindre 10,1 milliards de dollars.
Un effort tout particulier, à hauteur de 200 millions de dollars, sera mené auprès de la division «general insurance», qui regroupe les activités d’assurance dommages, a précisé le directeur général Martin Senn. Cette unité, pilotée par l’américain Mike Kerner, souffre sur le plan technique. Les dépenses rapportées aux primes collectées sont passées de 29,7% en 2013 à 30,5% l’an dernier. Au premier trimestre, le résultat net de l’activité a baissé de 20% pour s'établir à 706 millions de dollars. Zurich pense pouvoir améliorer le ratio combiné de cette ligne de métier de 2 à 3 points de pourcentage.
Les ratés du principal moteur du groupe ont pesé sur les performances générales, avec un résutat net global en repli de 4%, à 1,22 milliard de dollars. Le groupe zurichois estime toutefois être en mesure d’atteindre ses objectifs à horizon 2016. Malgré l’environnement de taux, Zurich vise toujours un rendement des fonds propres (RoE) compris entre 12% et 14% l’année prochaine. Cet indicateur est ressorti à 12,8% au titre de l’exercice 2014. L’assureur cible par ailleurs un ratio de solvabilité de 100% à 120% et une trésorerie nette de 9 milliards de dollars.
Zurich n’oublie pas ses actionnaires. Le groupe prévoit de réallouer 3 milliards de dollars de capitaux excédentaires d’ici à la fin de 2016. Ce mouvement pourra se faire au bénéfice d’acquisitions ou bien d’un retour aux actionnaires si l’enveloppe n’est pas entièrement consommée en croissance externe. «Nous cherchons des cibles d’acquisition, qui doivent cependant répondre à des règles strictes de profitabilité», a prévenu Martin Senn.
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