L’assureur autrichien Uniqa peaufine son projet d’augmentation de capital
Présentée comme la «pierre angulaire» de sa stratégie à moyen terme, la «re-IPO» d’Uniqa se précise. L’assureur viennois, qui a simplifié sa structure l’an dernier avec la fusion de plusieurs entités opérationnelles, a mandaté Deutsche Bank, Morgan Stanley et Raiffeisen Centrobank comme chefs de file, ainsi que Barclays, Berenberg et UBS en qualité de co-chefs de file. Le cabinet Keefe, Bruyette & Woods endosse le rôle de conseiller.
Ce nouvel appel au marché attendu d’ici à la fin de l’année, qui se fera à la fois via une offre publique et des placements privés, devrait générer entre 700 et 800 millions d’euros. Du jamais vu sur le marché boursier viennois depuis l’IPO du producteur d’aluminium Amag en avril 2011, pour 411 millions d’euros. L’action Uniqa a clôturé hier en recul de 1,95% à 10,31 euros, impliquant une valorisation de 2,16 milliards d’euros.
Uniqa est aujourd’hui contrôlé par Raiffeisen Zentralbank Group (RZB) à hauteur de 45,3% du capital, devant la fondation autrichienne Austria Privatstiftung (44,1% du capital). Une autre fondation, Collegialität Privatstiftung, possède 3,3%, ne laissant qu’un maigre flottant de 6,9% du capital. Les actionnaires de référence n’exerceront pas leurs droits de souscription mais entendent rester en position de force, ce qui pourrait permettre au flottant d’atteindre 30%.
D’un point de vue stratégique, l’opération permettra à l’assureur de financer son développement, en particulier sur les marchés d’Europe centrale et orientale. Ils représentent à l’heure actuelle 58% des clients du groupe, soit 5 millions de personnes, mais seulement 24% des primes souscrites (1,3 milliard d’euros).
Alors que le leader Vienna Insurance Group collecte 50% de ses primes dans cette zone, une telle performance classe Uniqa en sixième position parmi ses pairs. La filiale Uniqa International, qui coiffe les activités dans cette région ainsi qu’en Russie, vise un taux de croissance annuel composé de 10%. Depuis juin 2013, le groupe a noué un accord de distribution avec Raiffeisen Bank International, filiale de RZB. De quoi aider le groupe à atteindre ses objectifs à long terme : porter le nombre de ses clients de 9 à 15 millions d’ici à 2020 et, à un horizon similaire, porter le bénéfice tiré des activités ordinaires à 350 millions d’euros, contre 205 millions en 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts