L’assurance vie a repris des couleurs en 2014
L’assurance vie a fait figure de locomotive en 2014. La collecte nette positive a atteint 21 milliards d’euros l’an dernier, loin devant les 11 milliards collectés l’année précédente, mais encore en net retrait par rapport aux niveaux observés il y a cinq ans (autour de 50 milliards d’euros). A 2,5%, le rendement moyen des supports en euros reste attractif, a souligné jeudi le président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) lors d’un premier bilan de l’exercice écoulé, a fortiori si l’on tient compte d’un taux d’inflation à 0,5% (0,9% en 2013).
Un rendement en baisse de 30 points de base comparé à 2013, qui montre que «le secteur a entendu le message du gouverneur de la Banque de France», selon Bernard Spitz.
Christian Noyer avait appelé à l’automne à une «baisse significative» des taux de rémunération afin que les compagnies d’assurance ne se mettent pas en risque dans un contexte de taux bas. Il n’y a toutefois pas eu de décrochage massif, un poids lourd du secteur tel que l’Afer se situant même largement au-dessus de la moyenne du marché, avec un taux de 3,2% pour son fonds garanti (après 3,36% pour 2013). «Avec la fiscalisation accrue des livrets bancaires aux faibles taux de rendement et celles des comptes titres, la compétitivité de l’assurance vie s’est améliorée», relève Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne. Le Livret A, dont le taux a été maintenu à 1% en début d’année, a enregistré une décollecte de 6,13 milliards d’euros en 2014.
«Les Français sont à la recherche de rendement et acceptent de prendre plus de risques», ajoute Philippe Crevel. Avec un rendement moyen de 4,7% l’an dernier, les supports en unités de compte (UC) caracolent toujours en tête des produits financiers les plus rémunérateurs. La collecte sur les UC a grimpé de 27%, ces supports représentant 20% de la collecte nouvelle et 17% des encours.
Deux nouveaux contrats vont faire leur apparition cette année: eurocroissance et vie-génération. La FFSA s’attend à ce que ces deux contrats soient proposés respectivement par 70% et 40% du marché à fin 2015. «Vie-génération s’adresse à un public plus avisé», a rappelé Bernard Spitz.
Le président du Gema et vice-président de l’AFA, Pascal Demurger, assis hier à côté de Bernard Spitz, a par ailleurs reconnu, sans engager le Gema, qu’un grand nombre de membres de la famille mutualiste ne souhaitaient pas lancer de contrat eurocroissance dans l’immédiat.
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