La Société Générale veut consacrer 500 milliards d’euros à la finance durable d’ici 2030
Le groupe bancaire a annoncé vendredi s'être fixé un nouvel objectif de contribution à la finance durable, après avoir atteint sa précédente cible plus tôt que prévu, de 500 milliards d’euros sur la période 2024-2030.
Au deuxième trimestre de cette année, la Société Générale avait atteint son précédent objectif de 300 milliards d’euros, initialement prévu sur la période 2022-2025.
«Une grande partie des financements sera [...] consacrée à des transactions dédiées à l'énergie bas carbone, l’immobilier durable, la mobilité bas carbone et aux sujets liés à l’industrie et à la transition environnementale», a indiqué la banque dans un communiqué.
A lire aussi: Le pari à double tranchant de Slawomir Krupa à la Société Générale
80% dans l’environnement
«Couvrant un périmètre plus large que la précédente, cette nouvelle cible vise à accroître l’orientation des flux financiers vers les leviers de décarbonation des secteurs les plus émissifs pour lesquels la banque s’est fixée des objectifs», a ajouté la Société Générale.
Sur les 500 milliards d’euros, la banque prévoit 100 milliards d’euros d’obligations durables et 400 milliards de financements classiques, y compris le conseil. Ces montants se répartiront à environ 80% sur des projets environnementaux et 20% sur des projets sociaux.
Le groupe a en outre réduit de «plus de 50%» son exposition à la production de pétrole et de gaz à la fin du deuxième trimestre 2024 par rapport à fin 2019. La Société Générale continue de viser une réduction de 80% de son exposition d’ici 2030 par rapport à 2019. A fin 2023, la part charbon thermique du portefeuille de financement de la banque «représentait moins de 0,1% des encours totaux de crédit», a précisé l’entreprise.
Plus d'articles du même thème
-
Sébastien Rouge (Eutelsat) : «Nous avons de gros investissements en face de nous»
Entre financement, innovation technologique, concurrence américaine et projet de souveraineté européenne, le directeur financier d'Eutelsat multiplie les défis pour accélérer la trajectoire de l'opérateur français de satellites. -
Le Parlement européen propose un compromis bancal sur la titrisation
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a voté le 5 mai une proposition devenue très politique sur la révision de la titrisation, à tel point que les amendements adoptés ont pu faire reculer certaines avancées proposées par la Commission européenne. Le trilogue s’annonce compliqué. -
Pour la première fois de son histoire, la Nef va rémunérer tous ses sociétaires
La banque éthique et coopérative, qui a pris son indépendance en 2024, a dégagé un bénéfice de 2,4 millions d’euros à l’issue de son premier exercice en autonomie.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle