La Société Générale revient aux fondamentaux
La Société Générale a fait état ce mercredi matin d’un bénéfice net de 774 millions d’euros en 2012, divisé par trois (soit une chute de 67,5%) par rapport à l’année précédente, plombé par 2,6 milliards d’euros d'éléments exceptionnels. La banque relève toutefois que son bénéfice retraité de ces éléments ressort à 3,4 milliards d’euros, un niveau sensiblement équivalent à celui de 2011 (3,5 milliards). Le produit net bancaire recule de son côté de 10,3% à données constantes à 23,11 milliards d’euros sur l’année, et de 14,5% à 5,13 milliards sur le seul quatrième trimestre, période au cours de laquelle le coût du risque signe une accélération de 22,2% du fait de la dégradation de la conjoncture.
Le quatrième trimestre est passé en zone de perte, la banque ayant inscrit une charge de 686 millions d’euros liée à la rééavaluation de sa dette et une provision de 300 millions d’euros pour «litiges». Un dernier montant qui pourrait être motivée par l’enquête en cours sur la manipulation du taux interbancaire Libor. La perte du groupe sur les trois derniers mois de l’année ressort à 476 millions d’euros alors que huit analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une perte de 237 millions.
La banque précise en outre avoir atteint tous les objectifs fixés dans son plan de transformation pour 2012, année au cours de laquelle elle a poursuivi son recentrage avec les cessions, entre autres, de sa filiale grecque Geniki et de la société d’investissement américaine TCW. «La banque a très significativement amélioré sa solidité financière tant en matière de capital que de liquidité. Fort de cette dynamique, le groupe a désormais sécurisé l’atteinte de son objectif de capital Core Tier 1 ‘Bâle 3' de 9% à 9,5% à fin 2013 et aborde avec confiance cette année de transition économique et réglementaire», souligne le PDG Frédéric Oudéa dans un communiqué.
La banque indique qu’elle entend mettre en œuvre cette année la deuxième étape de son plan stratégique à horizon 2015, marquée par «un projet de simplification et de recentrage de l’organisation» de ses activités autour de trois pôles. Un premier autour des réseaux France, une deuxième division réunissant les réseaux internationaux et les services financiers spécialisés et assurances, et une troisième rapprochant la banque de financement et d’investissement et la banque privée, la gestion d’actifs et les services aux investisseurs. «En engageant la deuxième phase de son plan de transformation, avec pour objectif le renforcement de son activité commerciale et opérationnelle, Société Générale confortera le potentiel de croissance et de rentabilité du groupe et de ses métiers à moyen terme», a commenté Frédéric Oudéa.
La banque va, en outre, renouer avec le versement d’un dividende, proposé à hauteur de 0,45 euro par action. L’an passé, elle n’en avait pas versé, pour la première fois depuis sa privatisation en 1987, une décision prise dans l’optique d’un renforcement de ses fonds propres.
La Société Générale a enfin annoncé la nomination de Philippe Heim comme nouveau directeur financier en remplacement de Bertrand Badré, et le départ de Jacques Ripoll, le directeur du pôle gestion d’actifs et services aux investisseurs du groupe.
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