La Société Générale privilégie désormais le télétravail en cas de problème dans ses salles de marchés
Jusqu’à récemment, la Société Générale disposait, comme la plupart de ses concurrentes, de salles de marché de secours au cas où ses sites habituels ne seraient ponctuellement plus utilisables. Une sorte de réplique fantôme – les anglophones parlent de «shadow trading floor» - avec toute l’infrastructure informatique (ordinateurs, terminaux…) nécessaire capable d’accueillir les traders si besoin, et vide le reste du temps.
Ce système est désormais de l’histoire ancienne pour les sites de la Société Générale situés en France et au Royaume-Uni, a indiqué une source proche du dossier à L’Agefi, confirmant une information du Financial Times, qui précise que les contrats avec les prestataires en charge de ces locaux ont été résiliés il y a plusieurs mois. A la place, les traders sont désormais appelés à travailler depuis chez eux si les salles de marché physiques devaient être inaccessibles ou inutilisables.
A lire aussi : L’exposition de la Société Générale au crédit privé est inférieure à 20 milliards d’euros
Réduction des coûts
Un changement validé par le régulateur qui ne se fait pas au détriment de la sécurité. Contactée par L’Agefi, la banque indique qu’elle «exploite un cadre de résilience opérationnelle à plusieurs niveaux, aligné sur les normes réglementaires et conçu pour maximiser la résilience grâce à des solutions de secours diversifiées et testées» en précisant que son «dispositif de travail à distance fait partie intégrante de ce cadre».
La fermeture de ces sites «miroirs» dont l’infrastructure informatique devait être mise à jour régulièrement pour refléter celle de la salle de marché principale devrait permettre à la Société Générale de réaliser des économies. Pour des questions réglementaires, elle est toutefois obligée, selon nos informations, de les maintenir en place pour ses activités aux Etats-Unis et en Asie.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises. -
Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
Dans cette tribune, Stéphane Marchal et Jérémy Gandiol, respectivement partner et senior manager chez Julhiet Sterwen, montrent que le coefficient d'exploitation des banques, mesurant leurs coûts rapportés aux revenus, ne peut être lu comme une mesure pure de l’efficacité opérationnelle. -
La Chambre haute du parlement suisse veut donner de l’oxygène à UBS
Les parlementaires proposent que le groupe puisse toujours recourir aux dettes subordonnées AT1 pour capitaliser ses filiales étrangères, contrairement à ce que prévoit le projet de loi fédéral.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Qonto fait le ménage dans ses comptes clients en pleine demande de licence bancaire
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- La trajectoire de la dette française finira par peser lourd
Contenu de nos partenaires
-
Budget, « loi intégrale », police… L’Assemblée ne siègera pas en septembre : ce que ça change
Le gouvernement a renoncé à convoquer une session extraordinaire fin septembre, ce qui réduit le nombre de textes pouvant être présentés en plein débat budgétaire. -
C'est du lourd !Quand les banques centrales mettent leur or à l’abri
Achat d'or ou rapatriement de stocks de lingots logés dans des pays étrangers, le précieux métal est devenu un outil d'autonomie stratégique -
Espace : le sommet international de Paris dans le viseur de Donald Trump ?
Le rendez-vous piloté par la France et l’Allemagne, censé réunir les grandes entreprises du secteur, ne plaît pas à Washington. Un boycott américain menacerait de vider les futurs accords de leur substance