La Société Générale privilégie désormais le télétravail en cas de problème dans ses salles de marchés
Jusqu’à récemment, la Société Générale disposait, comme la plupart de ses concurrentes, de salles de marché de secours au cas où ses sites habituels ne seraient ponctuellement plus utilisables. Une sorte de réplique fantôme – les anglophones parlent de «shadow trading floor» - avec toute l’infrastructure informatique (ordinateurs, terminaux…) nécessaire capable d’accueillir les traders si besoin, et vide le reste du temps.
Ce système est désormais de l’histoire ancienne pour les sites de la Société Générale situés en France et au Royaume-Uni, a indiqué une source proche du dossier à L’Agefi, confirmant une information du Financial Times, qui précise que les contrats avec les prestataires en charge de ces locaux ont été résiliés il y a plusieurs mois. A la place, les traders sont désormais appelés à travailler depuis chez eux si les salles de marché physiques devaient être inaccessibles ou inutilisables.
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Réduction des coûts
Un changement validé par le régulateur qui ne se fait pas au détriment de la sécurité. Contactée par L’Agefi, la banque indique qu’elle «exploite un cadre de résilience opérationnelle à plusieurs niveaux, aligné sur les normes réglementaires et conçu pour maximiser la résilience grâce à des solutions de secours diversifiées et testées» en précisant que son «dispositif de travail à distance fait partie intégrante de ce cadre».
La fermeture de ces sites «miroirs» dont l’infrastructure informatique devait être mise à jour régulièrement pour refléter celle de la salle de marché principale devrait permettre à la Société Générale de réaliser des économies. Pour des questions réglementaires, elle est toutefois obligée, selon nos informations, de les maintenir en place pour ses activités aux Etats-Unis et en Asie.
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