La Société Générale poursuit son déploiement dans l’assurance
La Société Générale compte beaucoup sur l’équipement de ses clients pour nourrir ses ambitions dans l’assurance. En assurance vie-épargne, où la part de ceux qui ont souscrit un contrat-maison atteint déjà entre 25% et 30%, dont 50% auprès de la clientèle patrimoniale, l’objectif est de «consolider cette position», indique Philippe Perret, directeur général de Société Générale Insurance. Il en va autrement dans les activités de dommages et de prévoyance/santé, où le développement du groupe est plus récent.
Dans ces deux métiers, le taux d’équipement atteint en moyenne 15%. «Le potentiel est considérable: 40% est un objectif tout à fait atteignable dans les 5 à 10 ans qui viennent. Dans l’automobile, nous sommes à 3%; nous pourrions être à 10%, voire 15%», indique le directeur général. Le taux serait de deux à trois fois supérieur chez d’autres bancassureurs, comme le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel. Les cotisations de Société Générale Insurance ont progressé l’année dernière de 11,2% en automobile, soit 7 fois mieux que le marché, et de 9,1% en habitation, soit 2,3 fois plus.
La commercialisation des produits non-vie est encore inférieure vis-à-vis des clients du Crédit du Nord, l’autre réseau du groupe. Un travail d’internalisation a été mené dans l’assurance emprunteur en 2013. Le lancement des produits auto et MRH dans ce réseau en 2014 apportera 30% de force de vente supplémentaire par rapport au périmètre d’activité français. L’initiative pourrait apporter 100 millions d’euros de chiffre d’affaires dans 5 à 6 ans, indique Philippe Perret.
Société Générale Insurance entend par exemple profiter de la nouvelle loi Hamon sur la protection des consommateurs, promulguée en mars, qui autorise la résiliation d’un contrat d’assurance à tout moment après un délai d’un an. «Nous aurons le dispositif pour aller chercher le client après la première année. La loi Hamon est une aubaine», a expliqué Laurent Dunet, directeur général de Sogessur, l’activité dommages. Forts de leurs réseaux d’agences, certains bancassureurs voient dans cette loi un moyen de concurrencer les assureurs traditionnels, historiquement omniprésents dans l’activité MRH et automobile.
Acteur récent en santé (depuis 2012), Société Générale Insurance considère également que la généralisation de la complémentaire santé en 2016 (dans le cadre de l’ANI) est une opportunité à saisir. Il a récemment noué un partenariat avec le courtier Henner à cet effet.
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