La sanction de BNP Paribas soulève des questions

Les effets à long terme sur la réputation de la banque restent difficiles à cerner
Antoine Landrot

Une pièce a toujours deux faces. Dans le cas des sanctions infligées lundi par les autorités américaines à BNP Paribas, il y a d’abord la réaction du marché. Sur ce point, la banque limite indéniablement la casse: son titre s’est adjugé 3,6% hier, à 51,3 euros. Mais –c’est la deuxième face– l’affaire soulève des questions moins favorables. Elle rompt avec le mythe, savamment entretenu par les dirigeants depuis des années, d’une banque irréprochable sur la qualité de ses contrôles internes.

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