La Réserve fédérale souligne un assouplissement des conditions d’octroi du crédit bancaire

La demande en prêts s’est accrue aux Etats-Unis au cours du premier trimestre mais cette augmentation émane majoritairement de grandes sociétés
Antoine Duroyon

Dans son rapport trimestriel sur l'état du crédit bancaire, la Fed fait état d’une plus grande prise de risque des établissements. «L’enquête d’avril montre que les standards et les conditions d’octroi du crédit bancaire se sont d’une certaine manière assouplis au cours du premier trimestre de cette année», indique la «Senior Loan Officers Opinion Survey», enquête menée auprès de 55 banques domestiques et 22 succursales de banques étrangères. Une évolution qui reflète une plus forte concurrence entre les banques, certains établissements ayant aussi pointé «une conjoncture économique plus favorable ou moins incertaine». Le président de la Fed, Ben Bernanke, avait estimé la semaine dernière lors de sa première conférence de presse post-FOMC (Comité de politique monétaire de la Fed) que le resserrement du crédit dans le sillage de la crise financière est l’un des facteurs expliquant la «reprise relativement lente».

Les données de la Fed montrent une amélioration de certaines catégories de crédit. Les prêts industriels et commerciaux ont ainsi progressé à un rythme annuel de 11,3% en mars, le gain le plus important depuis octobre 2008, et ont signé leur cinquième mois consécutif de hausse. Des établissements ont pris des mesures pour s’adapter à cette nouvelle donne. JPMorgan a ainsi lancé le recrutement de 250 chargés de clientèle pour sa division de prêts aux petites entreprises. Cette activité tournée vers les entreprises est toutefois loin de ses sommets. Les prêts immobiliers commerciaux, par exemple, sont tombés à 1.460 milliards de dollars contre 1.730 milliards de dollars en décembre 2008, a révélé un autre rapport de la Fed.

Autre bémol, l’enquête publiée hier montre que l’accroissement de la demande en prêts commerciaux au cours des trois premiers mois de l’année a surtout été le fait de sociétés de grande taille ou de taille moyenne. En revanche, les retours faisant état d’une demande accrue de la part de petites sociétés ont été «moins répandus». Or, ce sont ces dernières qui ont tendance à créer le plus d’emplois et dont l’appétit pour le crédit est le plus révélateur de la santé des entreprises. Les plus grande sociétés ont en effet la possibilité d’obtenir des financements au travers d’une gamme de sources beaucoup plus étendue.

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