La mise en Bourse de NN Group rapportera jusqu'à 2 milliards d’euros à ING
Le projet d’introduction en Bourse (IPO) de NN Group, filiale d’assurance du groupe néerlandais ING, a manifestement été bien accueilli par le marché. Son actionnaire a dû augmenter de 10% la taille de l’offre au vu de «la demande significative» des investisseurs. Le nombre de titres proposés s’est donc finalement élevé à 77 millions avant la première cotation qui aura lieu aujourd’hui.
Le prix d’introduction de 20 euros par action, fixé hier soir après la clôture de la Bourse new-yorkaise, se situe au milieu de la fourchette de 18,5 à 22 euros initialement annoncée. «Cette décote relative permettra aux actionnaires de miser sur un titre qui offre une bonne combinaison entre des activités matures et de croissance dans l’assurance-vie et qui dispose d’une bonne génération de cash flows», commente Leer Salah, analyste chez SNS Securities.
Cette mise en Bourse, la troisième plus importante opération en Europe depuis le début de l’année, fait ressortir une capitalisation boursière initiale de 7 milliards d’euros pour NN Group qui lèvera au minimum 1,54 milliard d’euros. En incluant la conversion de 450 millions d’euros provenant d’obligations subordonnées convertibles, le produit brut de l’émission atteindra 2 milliards d’euros pour sa maison mère qui entend grâce à cette opération réduire son endettement.
Sa participation dans NN Group sera ramenée à 71,4% sur cette base, voire à seulement 68,1% si les banques exerce intégralement l’option de surallocation qui leur a été allouée. Cette option porte sur 11,6 millions d’actions supplémentaires, soit 15% de la taille de l’offre. «ING entend réduire sa participation dans NN Group en deçà de 50% avant la fin de l’année 2015 et sortir totalement du groupe avant le 31 décembre 2016 d’une manière ordonnée et en accord avec les recommandations de la Commission européenne», a indiqué la banque néerlandaise. Elle précise que cette introduction en Bourse aura un impact négatif estimé à 3,4 milliards d’euros sur ses fonds propres, qui sera inclus dans ses comptes du troisième trimestre.
Renfloué par l’Etat néerlandais suite à la crise financière de 2008, ING doit encore se séparer des 43% qu’il détient encore dans sa filiale américaine Voya Financial. L’établissement vient de se désengager complètement de la banque brésilienne Sul America, en cédant la semaine dernière pour 170 millions d’euros sa part résiduelle qui représentait 10% du capital.
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