La FSA sonne le tocsin sur la prévention de la corruption au sein des banques
L’autorité des services financiers outre-Manche a tapé du poing sur la table la semaine passée. En cause, le comportement des banques d’investissement face au risque de corruption. En dépit du renforcement à l’été 2011 d’une réglementation déjà draconienne, le Bribery Act, nombre d’établissements n’ont pas encore pris les mesures nécessaires. La Financial Services Authority a lancé une consultation d’un mois, jusqu’au 29 avril, visant à clarifier le code de bonne conduite portant sur le «crime financier».
La FSA a porté ce jugement sévère après avoir depuis le mois d’août dernier rendu visite à quinze banques d’investissement dont elle n’a pas publié la liste tout en précisant que huit étaient des banques internationales de premier plan. Près de la moitié d’entre elles n’évaluent pas convenablement le risque lié à la corruption de leurs salariés. Certaines au sein de l’échantillon «ont encore beaucoup de travail» pour mettre à niveau leurs procédures de déontologie. Et seuls deux établissements avaient lors du contrôle effectivement réalisé des audits internes sur le thème de la corruption.
Par exemple, l’étude a mis en lumière des «soucis majeurs» lorsque des prestataires étaient mandatés pour engranger des contrats. Elle révèle également un manque flagrant de contrôles destinés à évaluer le caractère raisonnable des cadeaux accordés à certains clients sur une base agrégée, malgré les avancées dont se félicite la FSA sur les contrôles réalisés au niveau de chacun des salariés.
Responsable de l’application des règles en la matière au sein de l’autorité, Tracey McDermott a regretté qu’«en dépit de la haute importance du sujet», les banques scrutées se soient montrées peu réactives. Il assure pourtant avoir relevé des exemples «de bonnes comme de mauvaises pratiques». Ainsi, la FSA salue la «formation de base» généralement mise en place. Aux yeux du régulateur qui plus est, l’information détenue par les équipes dirigeantes était «médiocre» ce qui laisse la FSA perplexe sur la qualité des contrôles qu’elles peuvent exercer.
La FSA, qui rappelle que la surveillance sera transférée à compter de l’an prochain à la nouvelle Financial Conduct Authority, dit d’ores et déjà songer à renouveler son inspection chez certains acteurs, voire à infliger des amendes.
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