La FCA britannique alerte les banques sur la prévention des conflits d’intérêts
La Financial Conduct Authority se fait fort de colmater les brèches qui pourraient subsister le long des murailles de Chine censées prévenir au sein des banques d’investissement tout conflit d’intérêts entre leurs positions internes de trading et celles de leurs clients. Le sujet occupera une place centrale de l’activité du régulateur au cours de l’exercice s’ouvrant aujourd’hui, à en croire le plan d’action publié hier. Ce dernier conduit d’ailleurs la FCA à mettre en avant un budget en hausse de 3,3% à 446,4 millions de livres.
Le régulateur du secteur financier outre-Manche entend particulièrement passer au peigne fin les procédures mises en œuvre dans le sillage du scandale de manipulation du Libor, pour lequel de nombreux établissements ont déjà écopé de lourdes amendes. Cela alors même que les enquêtes concernant la manipulation du marché des changes progressent à travers le monde. La FCA souhaite valider que ses protégés ont bien «tiré les leçons» de ces affaires en mettant en place les contrôles adéquats sur l’activité des traders. Afin d’empêcher que de nouveaux scandales n’éclatent.
Mais l’autorité britannique, qui au passage reconnaît que le rythme rapide de l’innovation technologique reste une menace pour sa capacité de réaction, prévient que son examen ira bien au-delà de ces seuls dossiers en cours d’instruction. Il s’agit d’évaluer les circuits de circulation d’information au sein des banques d’investissement, et des gestionnaires d’actifs du fait de la gestion de fonds propres dans leurs véhicules d’investissement. Les informations sensibles obtenues par une activité de la banque ne doivent pas pouvoir être utilisées ni même transmises ailleurs.
La FCA, qui intervient au cœur des enquêtes concernant tant les taux interbancaires que les changes, déclare souhaiter s’assurer selon son directeur général Martin Wheatley que les activités de gros des banques ne «causent pas de dommages à l’intégrité du marché » et aux investisseurs particuliers. Selon Martin Wheatley, «la crise financière mondiale semble s’estomper mais les changements de culture au sein du secteur financier ne se font pas du jour au lendemain». Les sociétés sous la supervision de la FCA doivent ainsi « continuer à placer les intérêts de leurs clients au cœur de leurs modèles de développement».
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